Pris à partie sur les réseaux sociaux, James Gunn — nouveau big boss de DC Comics au cinéma — a tenu à répondre aux critiques en affirmant que le nouvel univers qu’il diligente n’avait aucune volonté de faire du fan service à gogo pour contenter les aficionados de la première heure. Et il y a de quoi.
L’ex-cinéaste des Gardiens de la Galaxie a repris un univers laissé par Walter Hamada en lambeaux et lui a donné une nouvelle dimension, basée à la fois sur un nouvel univers étendu et des coups d’éclat indépendants où The Batman a pu s’insérer. Il y a également une envergure de projets télévisuels, mais que l’on ne va pas aborder.
Au cinéma, c’est un nouveau Superman (David Corenswet) qui a pu faire étalage de sa bravoure. Le film s’en est globalement tiré avec les honneurs d’un point de vue critique, sans exploser le box-office toutefois, avec 618 millions de dollars de recettes. Forcément, rien de bien reluisant quand c’est Supergirl de Craig Gillespie qui s’est lancée dans la danse un an plus tard. La plantade est totale avec 126 millions de dollars de recettes et des critiques toujours plus acerbes.
DC Studios poursuit sa route malgré l’échec de Supergirl

La suite ? L’arrivée de Clayface, le tournage de The Batman II et la préparation de Superman : Man of Tomorrow. Rien ne semble arrêter l’état-major de Warner, malgré l’imbroglio autour du projet de rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance, qui laisse en réflexion la destinée de James Gunn et Peter Safran — même si, aux dernières nouvelles, leurs postes ne seraient pas remis en cause.
Malgré l’échec de Supergirl, la série Lanterns est un énorme carton sur HBO Max et vient redorer les lettres de noblesse de DC Studios.
Sur le réseau social Threads, un internaute s’est étouffé de voir Guy Gardner (Nathan Fillion) travailler avec Maxwell Lord dans la Justice Gang pour le film Superman. Parce que ce dernier est censé être un méchant pas gentil. James Gunn a répondu en arguant la puissance de l’adaptation : par définition, on peut faire ce qu’on veut avec un matériau de base.
James Gunn défend sa vision de Maxwell Lord

« Qui a dit que [Maxwell Lord] était mauvais ? Le DCU n’est pas une photocopie de DC Comics, c’est un univers alternatif. Mais pour vous donner un indice, je suis un immense fan du Max profondément imparfait mais absolument pas malveillant créé à l’origine par DeMatteis, Giffen et Maguire, et non du type méchant sans nuances qu’il est devenu après coup par rétroactivité. Le Max d’origine tel qu’il apparaissait dans Justice League International était l’un de mes personnages préférés. »
En plus, ce style de commentaire est un peu dommage aux premiers abords : rien n’interdit à ces personnages, voués à évoluer au fur et à mesure du DCU, de changer. Et donc Maxwell Lord pourrait redevenir le vilain qu’on connaît.
Mais forcément, de telles réactions viennent relancer l’éternel débat autour des adaptations et du fan service. C’est un peu une vilaine boîte de Pandore. En attendant, rendez-vous le 21 octobre 2026 pour Clayface, le prochain film DC.





