Parmi les très grosses attentes de SF que je pouvais avoir et qui n'ont jamais été concrétisées, difficile de ne pas parler du Robopocalypse de Steven Spielberg. Le roman de Daniel H. Wilson sur le soulèvement des robots avait été acquis en vue d'une adaptation dès 2010. Robopocalypse aurait, en effet, raconté l’histoire d’un chercheur qui crée une intelligence artificielle nommée ARCHOS. Celle-ci aurait pris conscience d'elle-même et mené à une révolte générale, en mode ChatGPT qui part en cacahuètes. Le projet n'était, par ailleurs, pas si loin d'être lancé, avec Drew Goddard au scénario et les prémices d'un très gros casting avec Anne Hathaway, Ben Whishaw et Chris Hemsworth.
Un blockbuster à 200 millions de dollars abandonné par Steven Spielberg

Le machin aurait coûté la bagatelle de 200 millions de dollars, obligeant Steven Spielberg à trouver des partenaires pour éviter que tout ne repose que sur sa boîte de production à lui (DreamWorks). Il pensait également ne pas pouvoir garantir que Robopocalypse rencontrerait son public. Mais Steven, tu te trompes.
En 2018, Michael Bay avait été pressenti pour récupérer le lead du projet, selon Variety. Cette version n'a jamais dépassé le stade du développement non plus.
Robopocalypse revient en série avec Ron Howard et Akiva Goldsman

Troisième essai en piste cette fois-ci, avec un nouveau format et une nouvelle équipe. Selon The Hollywood Reporter, Imagine Entertainment et Weed Road se lancent à leur tour dans une adaptation de Robopocalypse sous forme de série. Akiva Goldsman (scénariste de Je suis une légende, Divergente 2 : L'Insurrection et producteur de Poséidon, et réalisateur de certains épisodes de Star Trek : Discovery et Star Trek : Picard) est pressenti pour être showrunner et écrire un pilote, réalisé par Ron Howard.
Steven Spielberg resterait non loin du projet puisqu'il produirait, avec sa maison de production Amblin, la nouvelle adaptation. Qui dit série dit forcément ambitions d'effets spéciaux et effets boum badaboum revus à la baisse. On risque d'être loin du giga-blockbuster annoncé comme événementiel au cinéma. Voici ce qu'avait déclaré Steven Spielberg en amont de la sortie de Disclosure Day :
« C’était gargantuesque. Ça avait de quoi enterrer une entreprise. Ça aurait tué tout le studio, qui n’aurait jamais récupéré son argent. Donc, j’ai littéralement décidé que ça allait être le film le plus cher que j'aurais jamais réalisé, et que je n’étais pas prêt à assumer ça. »
En attendant, Disclosure Day a encaissé près de 248 millions de dollars de recettes mondiales et des critiques plutôt positives. Le film est sorti depuis peu en DVD et VOD.



