Robopocalypse : Le film maudit de Steven Spielberg

Le maestro du cinéma Steven Spielberg, marqueur indélébile de la pop-culture et du monde des cinéphiles, va revenir très bientôt avec son thriller de SF, Disclosure Day. Une histoire à base d’aliens et de conspirations pour ce passionné de science-fiction — huit ans après le somptueux mais mal-aimé Ready Player One.
Pour autant, le cinéaste aurait dû, à l’époque, réaliser l’adaptation complètement folle d’un livre que tout le monde avait envie de voir : Robopocalypse (d’après l’œuvre de Daniel H. Wilson). Robopocalypse aurait raconté l’histoire d’un chercheur qui crée une intelligence artificielle nommée ARCHOS. Celle-ci aurait pris le contrôle de sa propre conscience et mené à une révolte générale des robots. Un concept initialement prévu pour être lancé en 2014 (trois ans après la sortie du roman), avant que différents problèmes d’ordre pécuniaire et scénaristiques ne viennent mettre un terme aux espoirs des fans de SF.
Un budget "gargantuesque" qui faisait peur au maître

Dans le dernier numéro d’Empire Magazine, le monstre sacré du cinéma est revenu sur l’abandon du long-métrage qui aurait dû prévoir le talentueux Drew Goddard au scénario et un prometteur trio Chris Hemsworth, Anne Hathaway et Ben Whishaw devant la caméra. C’est en 2013 que le cinéaste a annoncé tout laisser tomber, à notre plus grand regret. En voici la raison :
« C’était gargantuesque comme budget. Un film qui aurait pu couler toute une société de production ! Il aurait ruiné un studio qui n’aurait jamais récupéré son investissement. J'avais littéralement prévu que ce serait le film le plus cher que j’aurais jamais réalisé... et en fait, je n’étais pas prêt à assumer ça. »
Dans l’espoir de réussir malgré tout à financer ce giga-blockbuster, prévu pour coûter plus de 200 millions de dollars, Spielberg a cherché d’autres boîtes de production pour cofinancer le tout, pour ne pas faire reposer l’entièreté de l’investissement sur son studio DreamWorks. Mais redoutant clairement le manque d’attrait possible du public pour son film de SF, il n’a voulu entraîner personne dans cette aventure.
Un risque trop grand pour être partagé

Steven, bien sûr qu’on aurait été au rendez-vous. Avec une gestion du spectacle comme toi seul sait faire — l’adaptation du roman phénomène de l’époque, un trio d’acteurs avec le vent en poupe (Chris Hemsworth aurait pu surfer sur la dynamique du Avengers de 2012 tout comme Anne Hathaway avec The Dark Knight Rises) et un cinéma qui se portait bien (avant l’avènement du streaming et le Covid), c’est certain que le public aurait été présent pour toi.
« Ma société, DreamWorks, a financé tous mes films, et je ne voulais pas faire Robopocalypse chez moi, car ça aurait été trop cher. Alors je suis allé voir d’autres studios. Je ne voulais pas payer, mais d’autres étaient prêts à financer, tant que j’en étais le réalisateur. Mais à l'arrivée, je ne voulais faire courir ce risque à personne, car je ne pouvais pas garantir un public suffisant... »
En 2018, c’est à Michael Bay (spécialiste des bastons de robots avec Transformers) que Steven Spielberg a refilé le schmilblick… Et bien on attend toujours de savoir ce que ça va devenir, connaissant la finesse artistique que l’on impute au bonhomme. En attendant, Disclosure Day arrive pour le 10 juin 2026 en France.
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