Alors que les fans pourraient s’attendre à un style narratif proche de ses précédentes réussites, Pluribus prend une voie totalement différente. Il s’agit d’une série sf post-apocalyptique qui mêle drame, humour noir et éléments philosophiques autour de la nature humaine.
L’histoire suit Carol Sturka (interprétée par Rhea Seehorn, déjà vue dans Better Call Saul), une romancière immunisée contre un étrange phénomène qui a transformé la quasi-totalité de l’humanité en une conscience collective hyper-optimiste. Dans ce monde où tout le monde semble heureux et uni, Carol devient l’une des rares personnes à résister au bonheur forcé et à chercher un moyen de préserver l’individualité humaine.

Un des points les plus remarquables autour de Pluribus est qu’Apple TV+ a commandé directement deux saisons avant même que la première ne soit diffusée — une marque de confiance rare qui dépasse l’approche adoptée pour Breaking Bad à ses débuts. Cela signifie que Gilligan et son équipe disposent déjà d’un cadre narratif élargi pour développer l’univers de la série sans être limités à une simple saison test.
La première saison est composée de neuf épisodes, qui ont été lancés avec deux épisodes diffusés simultanément dès le 7 novembre, puis un nouvel épisode chaque vendredi jusqu’à la fin de la saison.
En contraste avec les antihéros complexes et souvent moraux de Breaking Bad, Pluribus met en scène une protagoniste qui n’a rien d’un héros traditionnel, et qui doit naviguer dans une société où le conformisme du bonheur rend les interactions humaines aussi étranges qu’inquiétantes.
En plaçant cette série à la croisée de genres — entre science-fiction contemplative et satire sociale — Gilligan réinvente son approche narrative, offrant une expérience télévisuelle qui promet de surprendre même les amateurs de ses précédents chef-d’œuvres





