Parfois, le cinéma permet de découvrir des projets sensationnels surgis de nulle part. En naviguant parmi les prochaines sorties à venir, il y en a pour tous les goûts : des gros films français attendus (Gourou de Yann Gozlan ou le Marsupilami de Philippe Lacheau), des blockbusters américains comme Reconnu Coupable — qui se fait sauvagement assassiner par les critiques, comme souvent avec Timur Bekmambetov — et puis, il y a les pépites qui passent un peu inaperçues. On pense notamment au Hamnet de Chloé Zhao qui reçoit des avis dithyrambiques, ou à Nuremberg qui semble plaire à la critique française avec ses 6,5/10 de moyenne sur SensCritique. Mais le 11 mars prochain, un film d’animation franco-belge attire particulièrement l'œil : Planètes.
Un synopsis audacieux aux airs de "Spore"

Le pitch est le suivant : quatre graines de pissenlit, rescapées d’explosions nucléaires ayant détruit la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent en quête d’un sol propice à la survie de leur espèce.
Il faut souligner d’entrée de jeu l’audace du synopsis. Ici, pas de personnages humains, mais des graines de pissenlit qui se développent et communiquent entre elles. On se croirait dans la première partie de Spore : Créatures, ce jeu très avant-gardiste sur PC (et un peu vilain sur Nintendo DS) où l'on incarnait une molécule en développement avant de devenir une créature, de coloniser des mondes et de faire la guerre. Dans le film, tout le consensus semble se situer vers le développement de ces petites molécules organiques en êtres vivants. C'est un projet qui promet de jouer sur le méta et le sensoriel.
Un palmarès prestigieux pour un futur film hors normes ?

Si le scénario peut faire peur et laisser penser à un film d’animation "bobo" ou absurde, il convient de signaler que Planètes possède un solide bagage. Il a été le film de clôture de la 64e Semaine de la Critique et a reçu le Prix Fipresci de la critique internationale au Festival de Cannes 2025. Il est également reparti avec le Prix Paul-Grimault du Festival international du film d'animation d'Annecy 2025.
Ce palmarès mérite que l'on se déplace en salles dès le 11 mars 2026. En revanche, vu l’envergure discrète du "schmilblick", il est probable qu’il soit cantonné aux cinémas d’art et d’essai. Ouvrez bien l’œil !
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