Mark Zuckerberg a publié le 10 août un texte de vision intitulé « The Future is for Everyone: The Path to a Positive AI Future ». Le patron de Meta y défend une « superintelligence personnelle » distribuée à des milliards de gens, par opposition à une intelligence unique et centralisée.
Trois piliers, dont un qui vise les laboratoires concurrents
Le texte s'organise autour de trois principes : l'autonomisation individuelle comme source de prospérité, l'invention comme objectif premier de la superintelligence, ainsi que l'équilibre des pouvoirs comme fondation de la sécurité.
Le troisième porte l'essentiel de l'argumentation, Zuckerberg y écrit qu'« il n'existe pas de superintelligence bienveillante unique », au motif qu'une intelligence centralisée hiérarchiserait nécessairement certaines valeurs au détriment d'autres. Il en tire une conclusion pratique, la distribution large d'agents personnels capables de se contrôler mutuellement, sur le modèle des contre-pouvoirs démocratiques.
La cible implicite est la concurrence, où quelques laboratoires développent des modèles de pointe en petit comité.
L'agent décrit surveille le sommeil et commande vos courses

Zuckerberg présente un agent qui travaille en continu pour son utilisateur, sur ses finances, sa santé, sa carrière et ses relations. Il illustre par son propre quotidien : l'agent suit son sommeil, planifie des recettes personnalisées qu'il cuisine le week-end avec sa fille de huit ans, et va jusqu'à commander les ingrédients.
Le degré d'intimité décrit dépasse celui d'un assistant conversationnel classique. L'agent tel qu'il est présenté observe, anticipe et agit, quand les modèles actuels de ChatGPT, Claude ou Gemini répondent d'abord à des sollicitations.
Le texte paraît alors que la facture grimpe
Meta a relevé sa prévision de dépenses d'investissement pour 2026 dans une fourchette de 125 à 145 milliards de dollars, très majoritairement consacrée à l'infrastructure d'IA, contre environ 72 milliards l'an dernier. L'entreprise a justifié la hausse par le prix des composants et par des coûts de centres de données destinés à des capacités futures. L'action a reculé de plus de 6 % après l'annonce.

Le patron de Meta évoque de son côté des dizaines de gigawatts de capacité construits d'ici la fin de la décennie, puis « des centaines de gigawatts ou davantage » ensuite. Cette course à la capacité alimente la pénurie de mémoire qui fait grimper le prix de la RAM et des cartes graphiques pour le grand public.
Le texte complet est consultable sur le site de Meta. Aucun calendrier de déploiement ne l'accompagne, et il ne précise pas sur quelles données ces agents personnels s'appuieraient.
