Ce n’est plus un secret de polichinelle : Avengers : Doomsday va ressembler à une colossale galerie de personnages, peut-être même la plus importante du cinéma. On imagine à peine le pourcentage du budget alloué aux cachets des acteurs. Si l’on ne prend qu’une poignée des personnages, on sera sur un film regroupant Robert Downey Jr, Chris Evans, Chris Hemsworth, Vanessa Kirby, Florence Pugh, Pedro Pascal, Sebastian Stan, David Harbour, James Marsden, Ian McKellen, Patrick Stewart, Tom Hiddleston, Channing Tatum, Hayley Atwell… Et on en oublie encore un gros paquet.
Pire encore, ce casting-là devrait être bien sage comparé à Avengers : Secret Wars, qui promet un giga crossover de personnages introduits depuis le premier Spider-Man en 2002. Parmi eux, certains font office de dinosaures des vestiaires : comme Chris Hemsworth, le Thor du MCU. Après quatre films solos et cinq Avengers, c’était l’un des derniers vestiges de l’univers. Puis Marvel a voulu tout rembobiner avec le come-back de Chris Evans et Robert Downey Jr, comme pour s’appuyer sur la trinité qui a fait ses beaux jours avant de définitivement passer à autre chose à la fin de Secret Wars.
Chris Hemsworth : quinze ans de doutes et de métamorphoses

Une façon pour Hemsworth d’également faire ses adieux à Thor, qui ne devrait pas avoir de nouveaux films solo. Ce qui est dommage quand on pense que l’arc narratif avec l’arrivée d’Hercule (Brett Goldstein) n’aura peut-être jamais sa chance. Il pourra néanmoins avoir son baroud d’honneur dans le diptyque Avengers, servant de passage de témoin à la nouvelle génération, de Shang-Chi aux 4 Fantastiques en passant par les New Avengers. Lors d’une interview avec BroBible, Chris Hemsworth a porté un regard sur le personnage qu’il interprète depuis près de quinze ans maintenant :
Le rôle de Thor a changé dans chaque film. Je me souviens des deux premiers que j’ai faits avec Kenneth Branagh : c’était vraiment un point de départ, un tremplin. J’étais entre les mains de l’un des meilleurs réalisateurs, et l’un des collaborateurs les plus attentifs au détail et les plus impliqués, et c’était brillant. Ensuite, j’ai travaillé avec différents réalisateurs. Certains avaient une idée très claire de qui était le personnage selon eux, et d’autres non. Ils l’admettaient eux-mêmes. Je me souviens que Joss Whedon disait que c’était un personnage difficile à écrire, surtout une fois qu’il a acquis cette puissance.
De la dérive comique au rôle de mentor face à Doom

Difficile de donner tort au comédien tant on a pu voir à quel point tous les cinéastes impliqués sur les Thor et les Avengers (Kenneth Branagh, Joss Whedon et Alan Taylor) ont eu toutes les peines du monde à savoir quoi faire du surpuissant dieu nordique. Puis il y a eu Thor : Ragnarök et le virage à 200° pour revisiter complètement le personnage (et le décrédibiliser pour la suite — coucou Fat Thor).
C’est vraiment à l’époque où j’ai travaillé avec Taika que j’en avais un peu assez de ce que je faisais, et lui m’a dit : "Oui, moi aussi. Explorons un autre territoire." J’espère que ça a apporté quelque chose d’imprévisible au personnage.
Oui, très imprévisible en effet. Personne n'a vu venir le gros massacre Thor : Love and Thunder. Sorte de Ragnarök sous acide, Taika Waititi a poussé le curseur de la débilité encore plus loin : Thor nu, Gorr trop faible, des chèvres, des effets moisis… On a eu droit au pire du MCU pendant 1h50. Néanmoins, le point positif selon Hemsworth, c’est que ces deux nouveaux films auront renforcé son assise chez les nouveaux Avengers, en vue d’affronter Doom. Un peu en mode Rafiki du Roi Lion ou Gandalf des temps modernes. On espère que le film, prévu pour le 16 décembre 2026, saura lui donner raison.
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