Ghost Recon n’est pas mort. Il était juste planqué dans un buisson
Après des années de silence radio, de rumeurs, de projets annulés et de décisions Ubisoft très… Ubisoft, la licence Tom Clancy’s Ghost Recon semble enfin prête à revenir sur le terrain. Et cette fois, le plan ne serait pas simplement de refaire un Wildlands avec trois drones, deux loot boxes et un menu plus chargé qu'une partie d'EVE Online.
Ubisoft a récemment remis Ghost Recon dans sa feuille de route, aux côtés d’Assassin’s Creed et Far Cry, avec un pipeline de contenus plus costaud prévu sur les exercices fiscaux 2027-2028 et 2028-2029. En clair, la franchise fait bien partie des grosses cartouches que l’éditeur français veut ressortir d’ici mars 2029. Ce n’est pas encore une date de sortie, mais ce n’est plus juste un vœu pieux griffonné sur un tableau blanc entre deux restructurations, qui semble être le train de vie d'Ubisoft ces dernières années.
Et surtout, ce nouveau Ghost Recon pourrait marquer une vraie rupture pour la série.
Un Ghost Recon en FPS, plus tactique et moins bac à sable militaire
La grosse information à retenir, c’est que le prochain épisode serait pensé comme un jeu de tir à la première personne. Un changement important pour une licence qui, avec Wildlands et Breakpoint, s’était largement installée dans le TPS en monde ouvert.

Lors d’une réunion avec les actionnaires, Ubisoft a confirmé travailler sur un nouveau Ghost Recon, présenté dans le contexte de ses futurs “first-person-shooter-type games”. De son côté, Insider Gaming affirme depuis plusieurs mois que le projet, connu sous le nom de code Ovr ou Project Over, serait bien un nouvel épisode principal en vue subjective.
Et ce ne serait pas juste une caméra déplacée derrière les yeux du soldat pour faire moderne. Les sources d’Insider Gaming parlent d’un jeu plus mil-sim, plus réaliste, avec une approche tactique plus proche de Ready or Not et des derniers Call of Duty: Modern Warfare que du bac à sable militaire façon Breakpoint.
En gros, moins de promenade touristique en hélico au-dessus d’une île high-tech, plus de tension, de progression prudente, de portes à ouvrir lentement et de situations où courir comme un lapin sous Red Bull devrait logiquement finir très mal.
Direction le Vietnam ? Pas officiellement, mais la piste revient souvent
C’est là qu’il faut être précis : Ubisoft n’a pas annoncé officiellement que le prochain Ghost Recon se déroulera au Vietnam.
La partie confirmée, c’est le retour de la licence dans les plans d’Ubisoft. La partie très crédible, mais encore non officielle, c’est le nom de code Project Ovr, la vue FPS, l’approche plus réaliste et le conflit fictif appelé Naiman War, rapportés par Insider Gaming.

Concernant le Vietnam, plusieurs rumeurs récentes évoquent un cadre inspiré de l’Asie du Sud-Est, avec une ambiance de jungle dense, de guérilla moderne et de terrain hostile. Certains parlent directement du Vietnam, d’autres d’un pays fictif qui s’en inspirerait fortement. Ce serait cohérent avec l’idée d’un Ghost Recon plus sale, plus nerveux, plus oppressant. Mais à ce stade, mieux vaut parler d’un cadre possiblement inspiré du Vietnam, pas d’un “Ghost Recon Vietnam” confirmé. Sinon, on fait du marketing gratuit à la place d’Ubisoft, et franchement ils ont déjà des gens payés pour ça.
Le nom Naiman War revient aussi dans les fuites: il s’agirait d’un conflit fictif, ce qui permettrait à Ubisoft de reprendre des codes géopolitiques très reconnaissables sans coller exactement à un conflit réel. Une vieille technique Tom Clancy: tout le monde comprend à quoi ça ressemble, personne ne peut trop crier au copier-coller diplomatique.
Un retour aux racines… ou un nouveau pari risqué ?
Sur le papier, ce virage a du sens. Ghost Recon Breakpoint avait laissé pas mal de joueurs sur le bord de la route, entre son aspect looter-shooter, son monde ouvert parfois trop artificiel et son lancement compliqué. Ubisoft avait ensuite tenté Ghost Recon Frontline, un projet free-to-play orienté battle royale, accueilli avec l’enthousiasme d'un Star Wars X. Le jeu a finalement été annulé.
Revenir à un Ghost Recon plus tactique, plus dur, plus réaliste, pourrait donc être une manière de rappeler pourquoi la licence avait un nom avant de devenir une usine à icônes sur carte. Et le passage en FPS peut aider: moins de caméra confortable, moins de vision périphérique magique, plus d’immersion et de vulnérabilité.

Mais le risque est évident. Si Ubisoft promet un Ghost Recon “réaliste” pour finalement livrer un FPS service avec boutique, saisons, skins néon et événement crossover avec des lunettes de Sam Fisher en précommande, la communauté risque de ressortir les fourches. Et cette fois, elles seront probablement tactiques. Plus tactique que le jeu, même.
Une sortie en 2026 ? Peut-être plus tard
Les premières informations d’Insider Gaming évoquaient une entrée en alpha interne à l’automne 2025, avec une sortie qui pouvait théoriquement viser fin 2026. Mais les dernières communications financières d’Ubisoft sont plus larges: Ghost Recon est désormais cité dans un pipeline majeur attendu sur les exercices 2027-2028 et 2028-2029.
Le jeu existe donc bien dans les plans, mais il ne faut pas forcément miser sa solde sur une sortie rapide. Ubisoft traverse une grosse phase de restructuration, avec des projets annulés, d’autres repoussés, et une volonté affichée de revenir à des productions de meilleure qualité. Oui, on sait, “prendre son temps pour faire mieux”, c’est beau sur PowerPoint. Maintenant il faut le faire manette en main.
Ghost Recon reste sous surveillance par la communauté, cachée dans les kékés et prêt à bondir sur la moindre fuite ou rumeur d'insiders.





