Vincent D'Onofrio a pris la défense de Deborah Ann Woll, sa partenaire dans Daredevil, face à un compte X qui appelle au boycott de God of War Laufey en affichant deux panoplies de Faye, l'héroïne qu'elle incarne, couverte des épaules aux chevilles. « Je ne suis pas du tout d'accord avec vous », lui répond l'interprète du Caïd, avant de décrire une actrice « belle et extrêmement talentueuse », « vive d'esprit » et « complètement geek ». Il se dit fan de la série de Santa Monica Studio et pressé de jouer au prochain épisode avec son fils.
Le message visé, publié par un compte anonyme, accuse le studio de Sony de « choisir le féminisme plutôt que ses emplois » et de préférer « faire faillite » plutôt que d'accorder aux joueurs « une once de séduction féminine ». Il se termine par un appel explicite à boycotter le jeu. En moins de vingt-quatre heures, la réponse de l'acteur a dépassé les 38 000 mentions « J'aime », plus de vingt fois le score du message d'origine (environ 1 700). Celui-ci avait en revanche été affiché 3,5 millions de fois, contre 1,2 million pour la réponse, publiée un jour plus tard.

Cet échange s'ajoute à une série de secousses pour Laufey depuis l'annonce du jeu en juin. Une frange de joueurs raille le physique de Deborah Ann Woll ou l'idée même d'un God of War sans Kratos aux commandes, alors que Cory Barlog a promis le retour du Spartiate dans un épisode directement lié à celui-ci. David Jaffe, créateur du premier God of War, a qualifié le jeu de « stupide » pendant un live en reprochant un « manque de passion » à sa directrice créative, Ariel Lawrence. Il a ensuite dénoncé sur X le harcèlement lancé contre elle au nom de ses propos, un procédé qu'il juge « bas et minable ». Bruce Straley, ancien réalisateur de The Last of Us, s'est quant à lui excusé auprès de l'équipe après avoir cité Laufey dans le magazine Edge pour illustrer le manque d'audace des productions AAA.
L'actrice, de son côté, dit ne pas en souffrir. Lors d'une rencontre avec un fan au Florida Supercon en juillet, rapportée par IGN, elle expliquait ne pas fréquenter les réseaux sociaux et se sentir « totalement imperturbable », puisqu'elle sait que le jeu « est génial ». « Il peut ne pas être votre tasse de thé, mais dans aucun univers il n'est mauvais », ajoutait-elle.

La remarque de Straley sur des mécaniques qui tournent en rond depuis vingt ans mérite un vrai débat, que seuls les combats de Laufey pourront trancher. Le boycott, lui, porte sur la surface de peau visible d'une armure, un reproche qui ne dit rien de la jouabilité du jeu ni de son récit. Sur le premier point, l'arc-serpent présenté à l'ouverture des précommandes nous avait plutôt rassurés, avec ses deux niveaux de visée qui permettent de glisser des salves entre deux coups d'épée. Nous jugerons le reste sur pièce à la sortie du jeu, le 16 février 2027 sur PS5.
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