Double choc cette nuit pour les fans d'Euphoria. D'abord, HBO a officialisé ce que beaucoup pressentaient, la série s'arrête définitivement après trois saisons et sept ans d'existence. Sam Levinson l'a confirmé sur le podcast Popcast du New York Times, « In God We Trust » est bel et bien l'ultime épisode. Ensuite, et c'est le plus douloureux, ce final tant attendu fait mourir son héroïne.
Comment se termine Euphoria

Rue ne s'en sort pas, après s'être blessée au poignet, elle avale ce qu'elle croit être de simples antidouleurs, des cachets en réalité coupés au fentanyl par Alamo, le caïd qui l'approvisionne et qui vient de découvrir qu'elle renseignait la DEA. S'ensuit une longue série de visions, des retrouvailles avec sa mère, l'apparition de son père disparu, l'évasion de Fezco. On comprend trop tard que rien de tout cela n'est réel, Rue hallucine en train de mourir sur le canapé d'Ali. La question qui hantait la saison depuis l'épisode 5 trouve donc sa réponse, la plus brutale qui soit.
C'est Ali, le mentor incarné par Colman Domingo, qui découvre le corps et comprend ce qui s'est passé ici. Il consacre le reste de l'épisode à venger Rue en éliminant Alamo. La série se referme sur lui, de passage dans la ferme croisée en début de saison, glissant aux habitants que sa « fille » est désormais « dans un endroit meilleur ».
Un final qui divise violemment
Autant le dire, la pilule passe mal. Le dernier épisode plafonne à 40% sur Rotten Tomatoes, la colère des fans est tangible. Le reproche, voir Rue lutter contre son addiction pendant toute une saison pour finalement succomber à une overdose qu'elle n'a même pas provoquée volontairement, beaucoup le vivent comme une trahison. La série divisait déjà la critique avant ce dénouement, l'épisode final n'a fait qu'élargir la fracture.

Levinson ne recule pas. Dans une vidéo publiée après diffusion de l'épisode, le créateur défend une fin qu'il juge « honnête », résumant son parti pris par, « la fin honnête, c'est que les gens comme Rue ne s'en sortent pas ». On peut trouver le geste courageux ou gratuitement cruel, mais honnêtement, je penche pour les deux à la fois. Tuer Rue après lui avoir fait remonter la pente toute la saison, c'est raccord avec le pessimisme de la série, mais ça ressemble aussi à une punition infligée au spectateur qui a tenu bon jusqu'au bout. Vous, vous rangez ce final du côté du chef-d'œuvre amer ou de la gifle de trop ?





