Verity a pris la tête du box-office nord-américain avec 32,6 millions de dollars dans 3 510 salles, contre 8 millions seulement pour Digger, selon les estimations publiées dimanche. Pour Tom Cruise, c'est le plus faible démarrage depuis Lions et Agneaux (6,7 millions en 2007). Warner tablait sur 12 à 15 millions après des avant-premières déjà poussives.
Derrière Verity, Resident Evil (12,5 millions pour son troisième week-end) et Heart of the Beast (11 millions) ne reculent que de 46 et 45 %. Primetime et Digger se tiennent à 85 dollars près, autour de 8 millions chacun, selon The Numbers. L'Encore d'Endgame chute de 83 % pour son deuxième week-end (4,4 millions), après avoir permis à Marvel de reprendre le record mondial à Avatar. L'ensemble du marché frôle les 100 millions de dollars (99 millions selon Rentrak, cité par Deadline), 15 % de plus qu'il y a un an.
Verity et Digger récoltent tous deux un C+ du public

Les spectateurs interrogés par CinemaScore à la sortie des salles ont donné la même note aux deux films. Aucune adaptation de Colleen Hoover n'avait encore reçu une note aussi basse, puisque It Ends With Us avait obtenu A- et les deux suivantes un B. Deadline rappelle que Cinquante nuances de Grey avait reçu un C+ sans s'effondrer. Le public de Verity, féminin à 79 %, se répartit dans tout le pays, Sud et Midwest compris. Seuls 50 % des spectateurs le recommandent sans réserve, selon l'enquête PostTrak. Le film fait pourtant mieux en Amérique du Nord que Reminders of Him (17,9 millions) et Regretting You (13,6 millions). Ses 62,5 millions dans le monde, dont 4,5 au Royaume-Uni où il prend la première place, en font le deuxième démarrage mondial d'une adaptation de la romancière, derrière les 95,6 millions d'It Ends With Us.
Digger attire surtout des hommes (73 %) et des 18-34 ans (60 %), sur les deux côtes plus qu'ailleurs. Seuls 47 % le recommandent sans réserve. L'Imax et les formats premium représentent près de la moitié de ses recettes. Avec 20 millions de dollars dans le monde, le film d'Alejandro G. Iñárritu démarre à moins de la moitié des 48,5 millions mondiaux de One Battle After Another l'an dernier, pour un budget que Deadline chiffre désormais à 160 millions. Michael De Luca et Pamela Abdy, qui avaient validé le projet, quittent Warner. Selon Deadline, Paramount, le nouveau propriétaire, n'a pas repris leurs contrats.
En France, où les deux films sont sortis le 30 septembre, les spectateurs notent mieux Digger. Dimanche soir, sur AlloCiné, ils lui donnaient 3,8 sur 5 contre 2,9 à Verity. La presse française note Digger 3,2 et Verity 2,3. Nos prévisions de la semaine placent les deux films, avec Notre Salut, entre 150 000 et 250 000 entrées sur leurs sept premiers jours, dont le bilan tombe mercredi.
Aux États-Unis, Universal sort dès vendredi Other Mommy, film d'horreur porté par Jessica Chastain, dans environ 3 200 salles. Sony lance au même moment The Social Reckoning d'Aaron Sorkin dans 2 500 salles. La suite de The Social Network sort en France dès mercredi.





