007 First Light sort aujourd'hui sur PC, PS5 et Xbox Series, la presse internationale vient de tomber l'embargo. On a passé une demi-journée à éplucher VideoGamesChronicle, IGN, GameKult, Jeuxvideo.com et Eurogamer. Bilan, IO Interactive a livré le meilleur jeu James Bond depuis l'époque GoldenEye sur N64, et probablement tout court. C'est plus enthousiaste qu'on ne s'y attendait, mais ce n'est pas un sans-faute, évidemment.
Le studio Danois a un bel avantage en poche. Vingt ans à peaufiner la formule Hitman lui ont donné des réflexes que personne d'autre n'avait sur ce terrain. 007 First Light reprend ce socle d'infiltration mais l'ouvre vers un rendu plus cinématographique, avec un mordant Uncharted qui surprend. Lana Del Rey signe le générique d'ouverture, et même cette case-là semble cochée avec un soin maniaque.
Ça fonctionne

Le préquel sur un Bond de 26 ans tient son défi narratif. Plusieurs critiques saluent une réalisation technique somptueuse, une ambiance crépusculaire bien maîtrisée et un sens du rythme qu'on n'avait jamais vu sur la licence en jeu vidéo. La presse s'accorde sur le level design intelligent et modulable, qui récompense l'observation comme l'action. Bond infiltre, séduit, sort un gadget, file un coup de poing, et les transitions entre ces registres se font naturellement.
Côté tonalité, autre réussite. L'humour Bond est là, la gravité quand il faut, et le scénario porte sa dimension d'origin story sans tomber dans la mythologie pataude. Quatorze à quinze heures pour la campagne principale, format dense et sans gras superflu, ce qui se rapproche d'un long film Bond.
Ça accroche

Les bémols sont assez consensuels pour qu'on les prenne au sérieux. L'IA en combat ouvert est jugée faible. Quand on bascule en mode action frontale, les ennemis perdent en intelligence. Le gunplay manque de profondeur, ce qui surprendra ceux qui attendaient un cousin de Splinter Cell ou Hitman 3 sur ce point. La formule globale reste prudente, IO joue la sécurité et refuse les vraies prises de risque. Plusieurs tests pointent une prévisibilité dans la progression.
Rien de rédhibitoire à mes yeux. Un premier Bond signé IO devait poser des fondations propres avant de tenter des choses plus folles dans une suite. Mais ceux qui espéraient une révolution gameplay risquent d'être déçus.

Si vous cherchez un jeu d'action-infiltration soigné avec une licence enfin traitée avec respect, vous pouvez foncer. L'édition Spécialiste PS5 embarque la bande-son physique et un steelbook pour les collectionneurs, et les versions PC et Xbox proposent les mêmes extras. La version Switch 2 arrive cet été.
On ne sait toujours pas quand James Bond 26 sortira au cinéma sous houlette Amazon-Villeneuve, mais en attendant, 007 First Light occupe le terrain. Pour une fois sur le médium ludique, c'est avec les honneurs.
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