Si 2025 n’a pas été une grande année de cinéma, elle aura au moins offert quelques belles tranches de rire involontaires. Tron : Arès s’impose comme l’un des plus beaux naufrages de l’année : une franchise vieillissante, un acteur envahissant et un studio qui aligne les billets pour mieux les brûler.
Tron : Arès, un crash industriel spectaculaire

Prenez une franchise de SF vieille de 43 ans et Jared Leto qui, tel un virus informatique, parasite l’entièreté du troisième volet de cette saga, et vous obtenez un joyeux barnum appelé Tron : Arès.
Le digne héritier de Tron : L’Héritage a été un véritable désastre au box-office mondial, avec 142 millions de dollars de recettes pour un budget initial d’environ 220 millions (sources Deadline). Avec le matraquage publicitaire autour de ce nanar, on estime à 100 millions supplémentaires les coûts marketing.
Il n’y a donc pas besoin de savoir compter pour comprendre que Tron : Arès a fait perdre environ 200 millions de dollars à Disney. Fort heureusement pour eux, Lilo & Stitch et Avatar 3 étaient là la même année pour limiter la casse.
Un scénario paresseux au service de Jared Leto

Le long-métrage de Joachim Rønning repose sur un concept simple : un vilain entrepreneur pas gentil met la main sur une imprimante 3D capable de générer des méchants et leurs armes depuis un programme informatique.
Seul problème : ces bonshommes ne peuvent survivre que 21 minutes dans le monde réel (21 minutes qui durent en réalité 24 heures, merci le scénario). L’entrepreneur cherche donc un artefact baptisé la Permanence (original).
Seul hic : cet artefact est également convoité par Jared Leto, parce que c’est Jared Leto, et qu’il a besoin d’accéder à notre monde réel pour chanter ses chansons que pas grand monde n’écoute.
Kevin Flynn, PNJ de luxe

Au cours de cette fainéante tentative de faire du cinéma, Jared rencontre Kevin Flynn, héros du premier Tron, incarné par Jeff Bridges.
En bon PNJ de jeu vidéo qui se respecte, Kevin Flynn lui demande s’il aime bien Dépêche Mode. Face à la réponse affirmative, il lui remet donc l’artefact tant convoité. Rideau.
Jeff Bridges, lucide… ou totalement à côté

Lors d’une longue interview sur sa carrière accordée à Entertainment Weekly, une question est revenue sur le fiasco de Tron : Arès et sur la manière dont Jeff Bridges le percevait. Sa réponse est pour le moins surprenante, tant elle semble déconnectée du désamour général :
Ce n’est pas vraiment mon domaine ! Je ne sais pas grand-chose là-dessus. C’est intéressant, cela dit, comment les films sont accueillis pour leur week-end de sortie. Je me souviens que La Porte du paradis a été perçu comme une grosse déception ou un flop, mais aujourd’hui, il est plutôt considéré comme un chef-d’œuvre.
Malgré tout, l’acteur semble avoir apprécié l’expérience :
C’était très amusant. C’était fantastique de travailler avec Jared Leto et le réalisateur Joachim Rønning. C’était seulement quelques jours, mais c’était amusant de retourner dans la Grille !
Une franchise probablement enterrée
Malheureusement pour lui, on ne devrait pas revoir de sitôt la franchise Tron au cinéma.
En attendant, pour les plus courageux qui souhaitent s’y aventurer, Tron : Arès est disponible depuis le 7 janvier 2026 sur Disney+ aux États-Unis.
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