Il y a dix jours, on regardait The Boroughs arriver sur Netflix avec un sourcil levé. Une série de science-fiction où une bande de retraités affronte une menace surnaturelle, sur le papier, ça ressemblait à un spin off fatigué. Dix jours plus tard, le verdict est tombé, il nous oblige à manger notre chapeau. La série caracole en tête du classement Netflix mondial et affiche un impressionnant 95% sur Rotten Tomatoes.
Petit rappel pour ceux qui ont loupé le coche. On vous présentait le concept à sa sortie, le 21 mai. Dans une paisible résidence pour seniors baignée de soleil, le nouveau venu Sam Cooper, endeuillé par la mort de sa femme, aperçoit une créature qui rôde la nuit. Les autres résidents mettent ça sur le compte du chagrin, lui s'accroche, il finit par réunir une petite troupe de marginaux pour déterrer le secret enfoui sous les palmiers. La menace prend la forme d'une force venue d'ailleurs qui vole littéralement le temps des vivants.
Un casting de vétérans qui fait mouche

Alfred Molina campe ce Sam Cooper réticent, entouré de Geena Davis, Alfre Woodard, Bill Pullman, Denis O'Hare ou encore Clarke Peters. Que des têtes d'affiche qu'on a trop peu vues en première ligne ces dernières années, qui prouvent ici qu'une série n'a pas besoin de jeunes tête d'affiches pour accrocher. Précisons-le au passage, les frères Duffer ne sont pas les créateurs de la série, ce sont Jeffrey Addiss et Will Matthews qui en tiennent la plume. Les papas de Stranger Things se contentent de la production et de leur précieux label.
La preuve qu'une idée neuve peut encore gagner
Ce carton tombe à un moment savoureux pour la pop culture. Le même week-end, au cinéma, Backrooms pulvérisait les records d'A24 avec un concept né sur internet. Deux succès, deux paris originaux, au milieu d'un océan de suites et de reboots. Pendant que Netflix continue d'alimenter sa machine Stranger Things à coups de spin-offs, c'est une proposition inédite qui rafle la mise.

Je vous le dis sans détour, j'avais sous-estimé The Boroughs, et c'est tant mieux. Une série qui mise sur des acteurs sexagénaires et une angoisse existentielle plutôt que sur la nostalgie pour finir numéro une mondiale, voilà exactement le genre de surprise dont la plateforme avait besoin.





