Cette semaine est sorti au cinéma un nouveau film de body horror français que nous verrons sûrement ce dimanche, j'ai nommé Sanguine de Marion Le Corroller.
Le long-métrage avait pu être présenté au dernier Festival de Cannes 2026, en Séance de Minuit, où il avait écœuré une partie de la Croisette, au même titre qu'avaient pu le faire Titane de Julia Ducournau ou encore The Substance de Coralie Fargeat. Le film a bénéficié d'une campagne marketing assez discrète, entre un teasing mystérieux et une bande-annonce plus complète révélée tardivement. Qu'est-ce que vaut, au final, ce Sanguine dans ses premières critiques, avant que nous-mêmes nous nous penchions sur la question ?
Sanguine : des premières critiques très partagées entre audace et gore gratuit

Pour rappel, le film porté par Mara Taquin, Karin Viard et Kim Higelin nous plonge dans le quotidien de Margot, une jeune interne aux urgences confrontée à des patients présentant d'étranges symptômes. Mais alors que son propre corps commence à subir d'inquiétantes transformations, la jeune femme se retrouve au cœur d'un véritable cauchemar.
Ce qu'il faut souligner, c'est que les retours critiques sont clairement loin de faire l'unanimité. Les indicateurs AlloCiné, déjà, affichent 3,1/5 de moyenne pour les critiques presse, tandis que les spectateurs semblent avoir davantage apprécié la proposition, avec une note avoisinant les 3,5/5 sur les premiers avis recensés. SensCritique est plus mitigé, avec une moyenne pondérée qui tourne autour de 5,3/10.
Du côté des médias positifs, l'audace de la mise en scène est notamment soulignée par Le Journal du Dimanche, qui parle clairement d'une œuvre influencée positivement par Julia Ducournau et Coralie Fargeat. Même son de cloche du côté de Télé 2 semaines, qui souligne une mise en scène inspirée et un goût assumé pour les excès sanglants. Télérama salue, quant à lui, une série B qui assume pleinement son mélange de paranoïa, d'horreur corporelle et de réflexion sur les désillusions de la jeunesse. Cineuropa et La Voix du Nord soulignent également un joli mélange de satire sociale, d'humour noir et de fantastique gore, avec une véritable dénonciation de la pression professionnelle et de la course à la productivité.
En revanche, c'est la soupe à la grimace pour d'autres titres de presse. Les Inrockuptibles reprochent au film de ne pas avoir un propos suffisamment fort, étouffé par les effets horrifiques. Les Cahiers du cinéma reprennent les influences citées précédemment, mais pour les tourner en négatif, estimant que le long-métrage dépend trop des travaux de Ducournau, Fargeat et Cronenberg. Le Point va plus loin en dénonçant un énorme manque d'idées, sacrifié pour du gore et encore du gore.
Sanguine : quelles sont les scènes les plus gores du film ? Attention aux spoilers !

Parmi les éléments de gore, comme certains peuvent être sensibles à cela, on vous spoile un peu. Dans la séquence d'ouverture, c'est un véritable carnage dans un fast-food, avec notamment une tête qui se fait littéralement écrabouiller comme la pauvre Sarah à coups de briques dans Obsession. Plusieurs critiques décrivent la scène comme vraiment trash, histoire de mettre directement les spectateurs dans le bain.
Ensuite, le personnage de Margot développe au cours du film des cloques, des pustules et des lésions purulentes. Les transformations de sa peau vont jusqu'à des séquences où la chair s'arrache, avec un effet très Grave de Ducournau dans la mise en scène, quand même.
On y trouve aussi une tentative de meurtre à la perceuse et un accouchement particulièrement sanglant dans des toilettes, rien que ça ! Enfin, les critiques décrivent un bon gros bouquet final gore et une opération à cœur ouvert particulièrement réaliste, avec des incisions et des manipulations médicales qui ne devraient pas laisser les spectateurs indifférents. Ça vous a donc convaincus ? En même temps, le film est interdit aux moins de 16 ans, ce qui donne une petite idée du programme.
Si vous l'avez vu, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez. Sanguine est disponible dans les salles françaises depuis le 28 octobre 2026.





