Mis à jour le 1er octobre 2026. Le Resident Evil de Zach Cregger est en salles depuis le 16 septembre en France et le 18 septembre aux États-Unis. Il a déjà rapporté plus de 200 millions de dollars dans le monde, dont 108 millions en Amérique du Nord, pour un budget de 75 millions. En France, il cumule 621 548 entrées après deux semaines. Avec 96 % d'avis favorables sur Rotten Tomatoes, il devient l'adaptation de jeu vidéo la mieux notée jamais recensée par l'agrégateur. Le film n'a pas de scène post-générique, aucune suite n'est officielle et il ne sortira pas en VOD en France avant la mi-janvier 2027.
Le pari semblait pourtant suicidaire. Le réalisateur de Barbarian et d'Évanouis a écarté Leon, Jill, Chris et Claire pour suivre un coursier médical que personne n'a jamais croisé dans les jeux. Deux semaines plus tard, il a battu les notes de tous les films précédents de la saga et le record de recettes de la franchise en Amérique du Nord.
Combien de temps dure Resident Evil et à partir de quel âge ?
Le film dure 1h34 selon Sony, 1h37 d'après les fiches françaises. Il porte en France une interdiction aux moins de 12 ans avec avertissement, quand la MPA américaine l'a classé R pour « forte violence sanglante, gore et langage grossier tout du long ». Il est proposé en VF comme en VOST, en IMAX et dans les salles premium.
De quoi parle le film Resident Evil de Zach Cregger ?
Le film suit Bryan Hodukavich, un coursier médical chargé de livrer un colis à l'hôpital de Raccoon City pendant la nuit où l'épidémie éclate. Le synopsis officiel tient en une ligne : « Bryan, coursier médical, s'engage dans une course effrénée pour survivre, alors qu'autour de lui le monde s'enfonce dans un chaos total. » En chemin, il tombe sur des employés d'Umbrella qui en savent bien plus que lui sur l'origine de l'épidémie.
Les trois minutes dévoilées par Sony en ouverture d'un State of Play montrent Bryan courir dans une rue enneigée pendant que des infectés se jettent du haut des immeubles. La neige a surpris ceux qui attendaient la Raccoon City pluvieuse de Resident Evil 2, mais Cregger s'en est expliqué au Comic-Con de San Diego, puisqu'un film d'horreur sous la neige a selon lui « une putain de gueule ».

Les critiques saluent la meilleure adaptation de jeu vidéo à ce jour
Resident Evil affiche 96 % d'avis favorables sur Rotten Tomatoes (280 critiques) et 79 sur Metacritic, deux records pour une adaptation de jeu vidéo. Le public américain suit, avec 91 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes et un B+ au CinemaScore, une note moyenne sur le papier mais la meilleure jamais obtenue par la franchise, sur une échelle qui punit souvent les films d'horreur aussi sanglants.
En France, la presse lui accorde 3,8 sur 5 de moyenne sur AlloCiné, autant que les spectateurs (près de 2 000 notes). Télérama salue une « triple mission accomplie avec un certain panache », Ouest-France « enfin un Resident Evil qui comprend », alors qu'Écran Large décrit un « tour de train fantôme imparfait, mais parsemé de vrais moments d'horreur ». Les réserves viennent de Critikat, qui le juge « saisissant plastiquement mais insignifiant narrativement », ou du Journal du Geek, que le virage burlesque a frustré.
Le Telegraph va plus loin et n'y voit qu'une longue blague aux dépens de la franchise. Cregger a pourtant raconté au Hollywood Reporter avoir coupé une partie des gags après des projections test où le public le trouvait « trop drôle ». Les premiers avis que nous avions compilés le jour de la sortie française annonçaient déjà ce mélange de rire et de body horror franchement dégoûtant.
Box-office : plus de 200 millions de dollars et 621 000 entrées en France
Aux États-Unis, le film a démarré à 60 millions de dollars en trois jours, alors que Sony tablait sur une quarantaine de millions. Ce démarrage record de la saga a plus que doublé les 26,6 millions de Resident Evil: Afterlife. Le deuxième week-end a reculé de 61 %, une chute classique pour un film d'horreur parti aussi fort, qui l'a fait passer derrière la ressortie d'Endgame. Avec 108,3 millions en Amérique du Nord, il devient le premier film de la franchise à franchir les 100 millions sur ce territoire.
Le cumul mondial atteint 202 à 208 millions de dollars selon les sources. Le record de la saga, les 312 millions de Resident Evil : Chapitre final, reste loin, même si la sortie au Japon, le 9 octobre, peut encore rapprocher le film de cette barre.
En France, le film a réuni environ 48 000 spectateurs le jour de sa sortie, contre 14 000 pour Bienvenue à Raccoon City en 2021, puis 372 816 entrées en première semaine, assez pour détrôner Spider-Man: Brand New Day. Face à une vague de nouveautés, la deuxième semaine ne perd que 33 % avec 248 732 billets. Le film recule à la deuxième place derrière le Heart of the Beast de Brad Pitt mais devance la ressortie d'Endgame, comme le détaille notre box-office de la semaine. Si la baisse reste aussi contenue, le million d'entrées est à portée.
Qui joue dans Resident Evil (2026) ?

Austin Abrams tient le rôle principal de Bryan. Révélé par Euphoria, il tenait déjà un rôle dans Évanouis et sera à l'affiche dès le 14 octobre du survival Englouti, en plongeur avalé vivant par une baleine. Autour de lui, Paul Walter Hauser (Black Bird) et Zach Cherry (Severance) jouent Paul et Carl, deux scientifiques d'Umbrella, tandis que l'ancienne championne du monde de boxe Kali Reis (True Detective: Night Country) incarne Maxine, chargée des basses œuvres de la multinationale. Le réalisateur reste fidèle à sa méthode, puisque Barbarian reposait déjà sur une quasi-inconnue, Georgina Campbell.
Quels jeux Resident Evil adapte-t-il ?
Le film se déroule pendant la nuit où Raccoon City bascule, en parallèle des événements de Resident Evil 2, mais à notre époque, d'où le smartphone de Bryan. Cregger décrit son héros comme « juste un autre type, avec une autre mission, à l'autre bout de la ville ». Son film raconte une version alternative de l'incident de Raccoon City, qui reprend Umbrella et ses virus en s'autorisant tous les écarts avec la chronologie officielle.
Cregger cite aussi Resident Evil 3: Nemesis parmi ses sources, ainsi que Resident Evil 4, dont il voulait « emprunter le rythme et l'ampleur ». Resident Evil 7 lui a fourni l'idée centrale, incarner « juste un type normal » plongé dans l'horreur comme l'était Ethan Winters.
Faut-il avoir joué aux jeux pour comprendre le film ? Non, puisqu'il raconte l'histoire d'un personnage inédit dont le public n'a pas besoin de connaître le passé. Ceux qui voudront remonter le fil après la séance trouveront dans notre guide pour savoir dans quel ordre jouer la place de Resident Evil 2 et 3, ainsi que de leurs remakes, qui racontent tous la chute de la ville.
Pourquoi Leon et Jill ne sont pas les héros du film

Zach Cregger n'a repris aucun personnage des jeux parce qu'il voulait raconter une histoire qu'il aurait eu envie d'écrire « avec ou sans la licence ». Interrogé par IGN avant la sortie, il a reconnu avoir mal jaugé la réaction des fans : « Je pense que j'ai été naïf. Je pensais que les fans de ces jeux, comme moi, seraient ravis que quelqu'un vienne faire de Resident Evil un film de survival horror. »
Nous lui donnions raison avant la sortie. Les héros de Capcom avaient déjà traversé six films avec Milla Jovovich, puis Bienvenue à Raccoon City, qui avait réuni Leon, Claire, Jill et Chris sans convaincre personne. Leon n'a plus grand-chose d'une proie depuis qu'il distribue des coups de pied retournés dans Resident Evil 4, alors qu'un film d'horreur a besoin d'un personnage qui peut mourir à chaque couloir.
Y a-t-il une scène post-générique dans Resident Evil ?
Non, Resident Evil n'a ni scène au milieu du générique ni scène après, vous pouvez quitter la salle dès que les lumières se rallument. Cregger procède comme sur Évanouis, qui n'en avait pas non plus. Sa dernière séquence laisse pourtant la place à une suite.
La fin de Resident Evil expliquée (attention, spoilers)
Ce paragraphe dévoile la fin du film. Bryan finit par atteindre le laboratoire de l'hôpital et remet son colis, un stabilisateur censé permettre de fabriquer un remède. Mais la morsure reçue en chemin a fait son œuvre. Sa mutation éclate avant que les scientifiques ne puissent lui administrer l'antidote, des appendices jaillissent de son corps pour tuer ceux qui tentaient de le sauver, pendant que la seringue tombe du toit. Le dernier plan montre Bryan, devenu une créature qui rappelle la forme mutée de William Birkin dans Resident Evil 2, rugir face aux hélicoptères de la Garde nationale.
Le film ne montre pas sa mort. Cette fin ouverte laisse Sony libre de ramener la créature, ou de raconter la suite de la nuit depuis un autre point de vue.
Resident Evil 2 : une suite envisagée, rien d'officiel
Aucune suite n'a été annoncée. Avant la sortie, Zach Cregger présentait son film comme une histoire unique et jurait qu'il ne toucherait plus à aucune autre franchise. Interrogé par Variety sur un Resident Evil 2, il a répondu qu'il n'en avait « aucune idée », avant d'ajouter qu'« il y a toujours des idées » et qu'on « ne peut pas ne pas en avoir ».
Son agenda ne laisse de toute façon aucune place à un retour rapide. Warner vient de confier à Jennifer Lawrence le premier rôle de The Flood, son film de science-fiction, dont le tournage doit commencer en Europe début 2027 pour une sortie américaine en août 2028. Sony n'a de son côté aucune raison de lâcher une licence qui a rapporté près de trois fois son budget. Nous maintenons notre pari d'une suite annoncée avant la fin de l'année, probablement sans Cregger derrière la caméra, ce qui reste le vrai risque pour un film qui tient d'abord à la signature de son auteur.
Quand sortira Resident Evil en VOD et en streaming ?
En France, la chronologie des médias impose quatre mois entre la sortie en salles et la VOD à l'acte. Resident Evil devrait donc arriver en VOD, DVD, Blu-ray et 4K vers le 16 janvier 2027. Une diffusion sur Canal+ ne pourrait intervenir qu'à partir de la mi-mars 2027, à condition que la chaîne ait acquis le film. Netflix ou Prime Video devront attendre bien plus longtemps en France, les chaînes gratuites encore davantage.
Aux États-Unis, Sony a déjà ouvert les précommandes du Blu-ray, du DVD et d'un steelbook 4K, attendus le 15 décembre 2026. La location numérique devrait arriver avant, sans doute en novembre si Sony suit ses habitudes, puis l'accord du studio avec Netflix amènera le film sur la plateforme américaine, probablement vers la mi-janvier.

