Dans une semaine tout pile sort l’un des films de SF les plus attendus de 2026 : Le Projet Dernière Chance, avec Ryan Gosling. Réalisé par Phil Lord et Chris Miller (Tempête de boulettes géantes, La Grande Aventure Lego), on est sur une œuvre de SF directement issue du livre Project Hail Mary d’Andy Weir. L’inénarrable auteur voit ici sa deuxième œuvre être adaptée au cinéma, près de dix ans après le très réussi Seul sur Mars de Ridley Scott — où ce pauvre Matt Damon était coincé tout seul sur Mars à cultiver des patates.
Dans Le Projet Dernière Chance, c’est quasi bis repetita. Ryland Grace, un professeur de sciences qui n’a pas du tout l’étoffe d’un astronaute, se réveille sans souvenirs de son existence passée, tout seul, dans un vaisseau spatial. Sa mission : il doit comprendre d’où vient une mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil et qui met en péril l’humanité toute entière. Pour l’aider, il va rencontrer — façon E.T. l’extra-terrestre — un petit alien rigolo appelé Rocky.
Une affaire de famille en plein tournage

Et dans ce très long blockbuster de 2h36, une anecdote de tournage un peu marrante vient prouver à quel point Ryan Gosling a investi toute son âme dans ce film. Sur le plateau, Ryan Gosling devait interagir avec l’alien Rocky (interprété par James Ortiz via une marionnette, puis peaufiné en post-production). Pour crédibiliser ce lien et ses répliques, le comédien avait dans une oreillette ses filles, Amada et Esmeralda, qui lui donnaient les répliques du petit alien afin que la nouvelle coqueluche d’Hollywood puisse répondre de façon sensée. Le résultat à l'écran serait d'ailleurs très naturel, Gosling réagissant véritablement aux facéties de ses enfants.
Rappelons qu’après ce blockbuster au lourd budget (environ 150 millions de dollars), Ryan Gosling devra porter sur ses épaules la renaissance souhaitée de Star Wars avec Star Wars: Starfighter de Shawn Levy, prévu pour mai 2027.
Le retour du "vrai" au cinéma fantastique

Le duo Phil Lord et Chris Miller a également mis l’accent sur du « vrai » plutôt que sur des fonds verts hideux. En ce sens, le marionnettiste James Ortiz a été engagé pour donner vie physiquement à Rocky, rendant les interactions plus vraies que nature. Et c’est tout ce qu’on souhaite dans les films fantastiques où des créatures apparaissent : on veut plus d’animatroniques. Avec les effets améliorables en post-production d’aujourd’hui, on peut créer du sensationnalisme à l’état brut — vous n’avez qu’à regarder Le Règne Animal de Thomas Cailley (2023) pour vous en rendre compte.
Quoi qu’il en soit, cela amène beaucoup de signaux très positifs sur Le Projet Dernière Chance, dont les premières critiques américaines sont dithyrambiques. Rendez-vous dans une semaine !
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