Predator: Badlands enterre définitivement la saga avec un piteux box-office. À vrai dire, on n'a jamais réellement compris pourquoi 20th Century Studios, sous l’égide de Disney, avait choisi de sortir ce film monstrueusement lent, beau mais vide d’intérêt, seulement quelques semaines après l’autre four herculéen que fut Tron: Arès. Des tentatives de ressusciter des franchises qui ont toutes des fausses bonnes idées pour nous remplir les cerveaux (enfin plutôt les yeux, vu à quel point les films sont stupides).
Un montant pharaonique pour un pari absurde

Coûtant la bagatelle de 105 millions de dollars — montant pouvant doubler facilement si l'on prend en compte le marketing outrancier de Disney — il fallait compter au moins 275 millions de dollars de recettes mondiales pour que le film rentre dans ses frais. Et bien, pari perdu : 184 494 455 dollars de recettes mondiales. De quoi terminer en bonne et due forme l’aventure des Predators au cinéma. Le site Cosmic Book News rapporte des pertes sèches pour 20th Century Studios estimées à environ 90 millions de dollars.
Un avenir incertain pour les crossovers et la franchise

Un trou d’air dans les caisses cependant rapidement sauvé par Avatar : De Feu et de Cendres, qui finira probablement sa course au milliard et demi au box-office. Le Yautja en situation de handicap qui nous sert de héros dans Badlands peut aussi remercier Zootopie 2 qui cumule un score équivalent. Le score misérable du long-métrage au box-office pourrait également avoir tué un nouveau crossover Alien vs Predator qui était apparemment dans les starting-blocks chez Disney.
Cosmic Book News parle d’un potentiel revirement de stratégie pour la saga, avec peut-être un futur film pensé pour débarquer directement sur Hulu et sur Disney+ comme l’a fait Prey en 2022, lui aussi réalisé par Dan Trachtenberg. Pour vous donner envie de voir Badlands en quelques lignes, on a notamment parlé dans notre critique du long-métrage en ces termes assez soyeux - vous pouvez retrouver notre pamphlet plus long dans une critique associée :
Le résultat est une œuvre fade, déconnectée de l’essence même du mythe Predator, et dénuée de toute ambition narrative. Un pot-pourri d’une vacuité totale.
Si vous voulez voir un meilleur film de Dan Trachtenberg, privilégiez plutôt 10 Cloverfield Lane. C’est plus abouti, plus intelligent, plus malin et plus anxiogène.
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