Il est en pleine bourre en ce moment avec le succès puissant du Marsupilami, qui vient booster les salles de cinéma. Avec 1,4 million d’entrées en une semaine, c’est le meilleur score au box-office pour un film de Philippe Lacheau, loin devant les premières semaines de la duologie Alibi (1,1 million pour le premier et 1 million pour le second en première semaine).
Il devance notamment au box-office Gourou, qui poursuit sa deuxième semaine avec 400 000 nouvelles entrées, et les 161 000 nouvelles entrées pour le nullissime La Femme de ménage de Paul Feig. Le long-métrage peut aller taper le meilleur score de la carrière de Lacheau (4,2 millions d’entrées pour le deuxième Alibi en 2023). En revanche, s’il bénéficie de la fenêtre des vacances d’hiver pour aller chercher du public, il semble avoir également été dopé par les avant-premières qui représentent bien 25 % de son total final à la première semaine - à voir sur la durée.
L'ombre d'Astérix et l'héritage pesant d'Alain Chabat

C’est en tout cas le meilleur démarrage pour un film français depuis 2023 et la sortie d’Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu de Guillaume Canet, qui comptabilisait 1,6 million d’entrées en première semaine avant de rapidement s’effondrer suite à des retours cataclysmiques (4,6 millions au final). Guillaume Canet a un peu rendu maudites les adaptations d’Astérix au cinéma, puisque personne n’a réussi à égaler ou surpasser le Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, que ce soit les Jeux Olympiques de Thomas Langmann (2008), Au service de sa Majesté de Laurent Tirard (2012) ou L'Empire du Milieu.
Un temps associé à la réalisation d’un Astérix — avant que ce soit Jonathan Cohen qui s’en charge pour faire Les 12 Travaux d’Astérix — Philippe Lacheau a répondu, sur le plateau de TBT9 de Cyril Hanouna, si faire un Astérix lui plairait. Réponse catégorique de l’intéressé : il n’est pas emballé, tout en parlant de l’héritage difficile à assumer du film d’Alain Chabat.
Pourquoi Philippe Lacheau refuse de reprendre le flambeau gaulois

J'avoue que pour l'instant, je ne sens pas le truc. Il ne faut pas le faire pour les mauvaises raisons, se dire : "Ah, j'ai fait un Astérix". Ça ne m'inspire pas plus que ça, voilà. Le Marsupilami, ce qui est super, c'est qu'on a vraiment pu ramener notre univers dedans. Ce que je crains un peu dans Astérix, parce que je me suis refait du coup tous les tomes pour voir, je trouve ça incroyable en BD, les films qui ont été faits évidemment, incroyables. Et toujours ce truc comparé avec Alain Chabat qui a fait un film culte. C'est rare les comédies qui font l'unanimité. Et Astérix, tu vois, Alain Chabat, c'est un génie de la comédie qui a fait que quelles que soient les générations, tout le monde aime Astérix. Donc passer derrière lui, j'avoue que ça me fait trop peur.
En attendant, le carton du Marsupilami, plus correspondant à l’ADN cartoonesque des films de Lacheau, est en salles depuis le 4 février dernier et est bien parti pour casser des records au box-office.
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