La grande fête du cinéma français, édition 2026, s’est tenue le 26 février dernier à Paris. Ce fut une cérémonie plutôt réussie malgré une sélection de récompenses jugée assez faiblarde par certains. Les films de 2025 n’ont, en effet, pas forcément été populaires : L’Attachement, La Femme la plus riche du monde, Dossier 137, L’Étranger, Nouvelle Vague, Nino, Arco ou encore Un Ours dans le Jura ont tous raflé des prix. On est très loin de la saison 2024 qui avait vu s'affronter Monte-Cristo, L’Amour Ouf, Le Roman de Jim, L’Histoire de Souleymane ou encore Emilia Pérez, des productions ambitieuses ayant réuni un large public. En revanche, ceux qui prédisaient une soirée triste et gênante ont été déçus, tant le tout a été ponctué de temps forts.
D'abord, Camille Cottin. La présidente de cette édition 2026 a prononcé un discours crucial sur l’avenir du septième art national — un secteur inquiété par des responsables politiques de l’opposition décidés à revoir le financement du CNC. Elle a invité les Français à protéger le « trésor national » que constitue notre cinéma en privilégiant les salles au streaming, lieu incontournable de l’expérience collective.
Ensuite, Golshifteh Farahani est venue remettre le César du meilleur scénario original avec un discours vibrant adressé à son pays, l’Iran, et à l’un de ses représentants, Jafar Panahi, pour le film Un simple accident. Évoquant les manifestants contre le régime d’Ali Khamenei, elle a dénoncé avec émotion : « Le pays tout entier est en deuil. […] Les survivants dansent leur douleur pour que les bourreaux sachent une chose : ils peuvent tuer les corps, mais ne peuvent pas toucher les âmes. » Elle a conclu avec conviction que le peuple iranien finira par gagner, car « un cœur vivant ne se soumet jamais ».
Le mystère Jim Carrey : quand la Toile s'enflamme

Et que dire de Jim Carrey ? L’iconique star de 64 ans a brillé par sa présence. Benjamin Lavernhe, excellent maître de cérémonie, a proposé une ouverture pleine de pep's qui a ravi le comédien canadien. Ce dernier, heureux comme un gosse, a prononcé un discours intégralement en français pour remercier la France et l'Académie.
Mais comme nous vivons dans une époque où les réseaux sociaux semblent parfois saccager toute connexion neuronale, cette présence a enflammé la Toile de la pire des manières. Pour beaucoup, l’invité d’honneur n'était pas lui-même, la faute à un visage et une coupe de cheveux qui auraient radicalement changé. La rumeur est partie de l’influenceuse Mélanie King sur X, affirmant que le comédien Walton Goggins se cachait sous les traits de Carrey. Un créateur d’effets spéciaux a même créé le buzz en prétendant être celui qui se trouvait à l'Olympia ce soir-là dans le costume de la star mondiale.
La réponse ferme de l'Académie et de l'entourage de la star

L’Académie des César a rapidement réagi par la voix de son délégué général, Grégory Caulier, qui juge ces rumeurs comme un « non-sujet ». Il a précisé à Variety qu’il était impossible que l’acteur ait été remplacé par un sosie :
« Il est venu avec sa compagne, sa fille, son petit-fils et 12 amis proches. Son attaché de presse de longue date l’accompagnait. Son vieil ami Michel Gondry était présent, et ils étaient ravis de se revoir... »
Benjamin Lavernhe a également tordu le cou aux rumeurs en annonçant avoir dîné le lendemain avec son idole. Enfin, selon une source proche de la star citée par le Daily Mail : « Jim est triste. Ce qui le désole, c’est la stupidité des gens. [Il] trouve frustrant que des gens puissent croire qu’il n’est pas le vrai Jim Carrey. »
Alors, au risque d’en perturber certains… Oui, Jim Carrey était bien présent aux César. Quel serait l’intérêt d'orchestrer une telle supercherie ? Dans une époque où l’information en continu et les réseaux sociaux distribuent des contenus ciblés, tout est propice à la spéculation, ce qui reste très inquiétant pour l’avenir.
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