Parmi les nouveautés cinéma depuis le mois de septembre 2026, peu de films sont enclins à venir prendre la relève du titanesque double carton de L'Odyssée de Christopher Nolan (1,796 milliard de dollars de recettes mondiales) ainsi que de Spider-Man : Brand New Day (2,519 milliards). Même si cette période d'automne laisse libre cours à quelques grosses sorties, rien ne vient véritablement dynamiter le box-office mondial ou même nos salles françaises, qui ne savent pas où donner de la tête tant les nouveautés pleuvent de partout.
Le meilleur exemple est parlant : cette semaine, c'est Ducobu qui se fait une remontada façon La Bataille de Gaulle et vient de mettre au tapis bon nombre de concurrents, que ce soient Les Misérables, Street Fighter, Clayface, Malfaisante ou encore Karma de Guillaume Canet.
Pour beaucoup, il faut attendre décembre avec les trois mastodontes Dune : Troisième partie, Avengers : Doomsday et Jumanji.
Heart of the Beast : Brad Pitt et son chien Odin à la conquête de l'Alaska

Mais cette période a malgré tout livré quelques jolies surprises au box-office, qui ont parfois été discrètes. Exemple type avec Heart of the Beast de David Ayer, avec Brad Pitt et Odin.
L'interprète de Fight Club, Seven ou dernièrement F1 joue James Belmont, un ancien membre des forces spéciales, qui vadrouille dans l'Alaska avec son chien. Mais manque de pot, comme il souffre de problèmes cardiaques, il fait un malaise en plein vol, son avion se pète et il doit survivre avec Odin pour retrouver la civilisation.
Un machin avec un peu d'action, un peu ésotérique, où l'on sent clairement deux visions antithétiques qui essaient de cohabiter. De notre côté, on a apprécié l'expérience, mais ça n'était pas non plus à auréoler comme je peux le voir partout sur les réseaux sociaux. Vous ne m'enlèverez pas de l'idée que les gens en ont fait des caisses avec ce film.
Heart of the Beast : 170 millions de dollars au box-office pour David Ayer

Dans tous les cas, le survival a extrêmement bien fonctionné au box-office.
Selon The Numbers, il a rapporté la modique somme de 170,5 millions de dollars de recettes mondiales, répartis entre 62,5 millions aux États-Unis et au Canada et 108 millions dans le reste du monde. En France, il est l'un des grands gagnants du créneau de l'automne avec 1,56 million d'entrées à ce jour, et son exploitation continue.
Son budget de production est estimé à 82 millions de dollars. A fortiori, et au doigt mouillé, le film pourrait donc bel et bien être rentable, même s'il faudra intégrer les dépenses marketing et la part des recettes revenant réellement aux producteurs et au distributeur.
Une belle revanche pour ce pauvre David Ayer, qui réclame toujours, et n'aura probablement jamais, sa Ayer Cut du Suicide Squad de 2016. Un joli score que l'on doit malgré tout en partie aux critiques positives, puisque le film totalise un excellent 84 % d'avis positifs de la presse et 95 % de bons retours de la part des spectateurs sur Rotten Tomatoes, probablement émus de la relation fraternelle entre James et son toutou. On est clairement sur l'un des succès surprises de l'automne, qui pourrait en appeler d'autres.





