« Ces animaux devaient être si chers à leurs propriétaires qu’ils les ont enterrés avec eux » déclare Mohamed Ragab l’un des premiers à avoir participer aux fouilles, en rigolant.

Ces corps embaumés, momifiés, ont survécu plus de deux mille ans. L’ère ptolémaïque découle d’une période allant de -330 à -30 avant Jésus-Chrit. Une illustre dynastie de pharaons d’origines grec qui commence avec le règne de Ptolémé, général d’Alexandre le Grand et s’achève en -30 avec la chute de Cléopâtre.
À l’intérieur, des momies brunâtres sont posées à même le sol ou placées dans des cercueils ouverts en argile blanche. De sexes et de tailles différents, elles sont enveloppées de lin ou décorées d’écritures démotiques, une langue égyptienne antique. Selon le ministère de l’antiquité, ces momies appartenaient à « la petite bourgeoisie ».
L’Égypte, régulièrement critiqué pour sa négligence et son manque de rigueur scientifique tient à montrer son professionnalisme dans cette belle découverte. Des ostracons et des fragments de papyrus ont également été découverts sur place. Ils ont été exposés à la surface de la nécropole.




