Après plusieurs projections et une avant-première mardi soir à Los Angeles, DC Studios a autorisé les premiers spectateurs de Clayface à publier de courts messages sur les réseaux sociaux, que The Hollywood Reporter a rassemblés. À une voix près, ceux qu'il cite sont conquis. Les critiques, elles, restent sous embargo jusqu'au 21 octobre, le jour où le film sort en France, deux jours avant les États-Unis. Tom Rhys Harries y joue Matt Hagen, une star de cinéma défigurée par un caïd de Gotham. Un traitement expérimental lui rend son visage, mais altère sa perception de la réalité, selon le synopsis officiel.
Steven Weintraub, de Collider, a trouvé ce film classé R « fantastique » et « bourré de scènes brutales » qui l'ont surpris. Dans sa salle, le public a « flippé » à plusieurs reprises. Peter Gray, critique de The AU Review, estime que la théâtralité héritée des comics n'atténue pas la brutalité d'un film « sombre, violent, avec peu de légèreté pour compenser la noirceur ». L'acteur gallois y apporte selon lui « autant de charme juvénile que de menace sourde ».
Darkman et La Mouche reviennent dans les réactions

Edward Douglas, rédacteur en chef par intérim d'Above the Line, aime le Clayface des comics de Batman, mais il retient surtout un film d'horreur qu'on peut voir sans rien connaître du personnage. « Dans ses meilleurs moments, il m'a rappelé Darkman de Sam Raimi et La Mouche de Cronenberg », écrit-il en promettant sa critique pour la semaine prochaine. Bill Bria, qui signe notamment pour /Film, cite les deux mêmes films et va plus loin en voyant dans Clayface « la preuve de concept de DC Studios », un film qui « fonctionne d'abord tout seul », par ailleurs « bien écrit » et « magnifiquement joué ».
La seule voix réservée du lot vient de Shahbaz, du Movie Podcast. Il juge le body horror et la performance de Harries « vraiment excellents », mais l'histoire et « quelques choix bizarres » font selon lui de Clayface « un troisième film étrange pour un DCU qui cherche encore son identité ».

Superman avait rapporté 619 millions de dollars en 2025, mais Supergirl s'est arrêté à 126 millions cet été. L'échec n'a pas coûté leur poste à James Gunn et Peter Safran après le rachat de Warner par Paramount. Réalisé par James Watkins (Eden Lake, le remake de Speak No Evil) et coécrit par Hossein Amini et Mike Flanagan, Clayface a coûté 40 millions de dollars, contre environ 170 millions pour Supergirl. Naomi Ackie, Max Minghella, David Dencik et Eddie Marsan complètent la distribution.
Ces messages, publiés avec l'accord du studio, font aussi partie de la promotion. Selon AlloCiné, le film dure 1 h 48 et sera interdit aux moins de 12 ans avec avertissement en France.





