Nous classons les 36 films du MCU, du pire au meilleur, afin de vous partager notre avis si vous souhaitez découvrir un peu de Marvel, ou du Marvel Cinematic Universe.
Nous ne comptons évidemment pas les séries, seulement les films sortis en salle.
Le film Shang-Chi n’apparaît pas dans cette liste. C’est le seul que le rédacteur de cette super-méga rétrospective n’a pas vu.
37 – Thor : Love and Thunder (2022)

On n’a jamais vu un truc aussi nul et non avenu. Après un bon, mais très parodique, Thor : Ragnarök, Taika Waititi poursuit le saccage dramatique du Dieu du Tonnerre. Il le fait passer pour un gros bouffon de bas étage.
Le film est d’une laideur absolue, avec des effets spéciaux inachevés. En plus de ne rien raconter, il détruit un antagoniste très attendu par les fans. Il s’agit de Gorr le Boucher des Dieux, pour ne citer que lui.
On sent pourtant toute la volonté de Christian Bale d’en sortir honorablement. Le budget atteint 250 millions de dollars pour ce fiasco.
Un beau résumé du MCU post-Avengers : Endgame. Une saga réduite à des épisodes sériels sur grand écran, sans lien réel avec les autres enjeux de l’univers.
36 – Ant-Man et la Guêpe : Quantumania (2023)

Confier l’introduction de Kang le Conquérant, futur méchant XXL et roi du Multivers, à un film solo Ant-Man était un pari risqué. Cela ressemblait déjà à une mission perdue.
Malgré des bandes-annonces alléchantes et un Kang au ton mesquin et cruel, le reste ne suit pas. Le scénario humilie son antagoniste. Il veut d’abord en faire un perdant, censé revenir plus fort.
Cela ne fonctionne pas, car on connaît la suite. Kang ne reviendra jamais, en raison des déboires judiciaires de Jonathan Majors, son interprète.
Le prochain Avengers aura évincé le personnage au profit du Docteur Doom.
On n’a pas assez parlé des « insultes créatives » de ce Ant-Man 3. MODOK ressemble à une grosse boule de graisse en CGI. Bill Murray ne sert à rien. Les dialogues donnent parfois l’impression d’une fiction TF1.
En témoigne cet échange lunaire entre Cassie Lang et MODOK :
Cassie : « Darren, arrête d’être un tocard, s’il te plaît ! »
Darren : « Je ne sais pas comment on fait, Cassie. Comment on fait ? »
Cassie : « Il n’est jamais trop tard pour ne plus être un tocard. »
35 – The Marvels (2023)

The Marvels réunit Carol Danvers, Monica Rambeau et Kamala Khan face à la Kree Dar-Benn, pour un film dont on peine à saisir la nécessité dans le MCU. Production chahutée et film de commande, il ne fait quasiment pas avancer la saga du Multivers et confirme la fatigue créative du studio. Malgré la présence de Nia DaCosta à la réalisation, l’œuvre semble lui avoir échappé, notamment en post-production.
Visuellement inégal et parfois agressif, le film accumule les reshoots visibles et des effets spéciaux ratés, symbolisés par certaines scènes aériennes calamiteuses. Les enjeux dramatiques ne prennent jamais, sabordés par un humour infantilisant et omniprésent. L’alchimie du trio principal reste forcée ; les retrouvailles Monica/Carol sont expédiées et le fan-girlisme de Kamala est lissé, malgré son importance future suggérée par la fin.
Le scénario repose sur un simple MacGuffin (un bracelet, un soleil à sauver), et la méchante Dar-Benn, peu crédible et mal écrite, figure parmi les antagonistes les plus faibles du MCU. Séquences absurdes, idées abandonnées (le peuple chantant), arcs dramatiques désamorcés : le film oscille sans conviction entre comédie et sérieux.
Reste une scène post-générique attisant légèrement la curiosité pour la suite du Multivers. Mais globalement, The Marvels apparaît comme un objet maladif, artificiel et sans âme, symptomatique d’un MCU en panne d’inspiration — vite vu, vite oublié.
34 – Spider-Man : Homecoming (2017)

Molasson, fade et tiède… Un produit de consommation déjà un peu périmé.
Le grand retour de l’homme-araignée en solo ressemble à un teen-movie très faible, sans véritable âme artistique.
Le tandem Michael Keaton – Tom Holland s’en sort malgré tout avec les honneurs.
Pour le reste, le film se cherche, se perd, et passe à côté de ses pompes.
Heureusement, merci Tony Stark !
33 – Captain America : Brave New World (2025)

Le nouveau Captain America doit installer Anthony Mackie dans le costume après The Falcon and the Winter Soldier, mais le film semble déjà prisonnier d’un MCU en perte de cap : intrigue éclatée entre vestiges de Eternals (Tiamut), arcs secondaires autour de Valentina Allegra de Fontaine et préparation précipitée vers Fatalis et Avengers: Doomsday.
Malgré le succès colossal de Deadpool & Wolverine, celui-ci apparaît comme une exception isolée, extérieure au MCU principal et incapable de sauver la dynamique d’ensemble. Brave New World cumulait déjà, lui, les signaux inquiétants – avant même sa sortie : réécritures multiples, départs successifs de scénaristes, projections tests mitigées et vastes reshoots imposés, avec ajouts voyants de fan-service (Red Hulk, Serpent Society, Giancarlo Esposito) et suppressions de rôles.
Le budget aurait explosé, passant d’environ 275 millions de dollars à potentiellement près de 400 millions avec reshoots compris, impliquant un seuil de rentabilité très élevé. Résultat des courses : Un film moche, vide, sans âme, mal coloré, absolument pas convaincant et qui ne sait pas exploiter son propos politique. Pire, son futur leader des Avengers est clairement à côté de ses pompes la plupart du temps et les enjeux terre-à-terre du MCU ne prennent pas. On peut aisément skipper cet enfer sans se retrouver largués.
32 – Captain America : Civil War (2016)

Film charnière du MCU, Captain America: Civil War installe des éléments déterminants pour la suite, notamment l’évolution de la relation Steve/Tony. Notre avis est limpide – avec un constat global : un film profondément inégal, alternant scènes très réussies et passages moins inspirés. Un acte manqué au vu du matériel initial de base qui avait tout pour être marquant à vie. La scène d’ouverture à Lagos illustre bien ces forces et faiblesses. Les nouveaux Avengers affrontent Crossbones, pourtant largement mis en avant dans la promotion. Mais le personnage, vite expédié, ne sert finalement que de déclencheur narratif, alors qu’il aurait pu jouer un rôle majeur. L’action, filmée en shaky-cam et montée très rapidement, devient parfois illisible, malgré quelques bonnes idées visuelles et transitions élégantes. Les motivations de Rumlow et l’enjeu autour du virus restent peu développés, renforçant l’impression d’introduction précipitée.
Tout doit aller trop vite, les relations entre personnages vont et viennent de façon méchamment incohérente et les dialogues sont toujours aussi peu inspirés, dommage quand on sait qu’il faut mettre en œuvre sur grand écran une guerre civile entre super-héros.
31 – Black Widow (2021)

On n’a pas envie de se réinfliger ce film fantôme, qui ne raconte rien. Il permet seulement de passer un dernier moment avec notre défunte Natasha.
30 – Ant-Man et la Guêpe (2018)

C’est le symptôme parfait du film qui sort après l’ogre Avengers : Infinity War. On accouche difficilement d’une souris, car le récit ne raconte rien.
Walton Goggins joue très mal. Les effets grand/petit, véritable sève du premier film, sont totalement absents.
Ce n’est pas bien, sans ambition visuelle, et l’ennui s’installe vite.
29 – Thor : Le Monde des ténèbres (2013)

Nous avons autant de souvenirs de cette bouse indigeste que du fast-food mangé la semaine dernière.
Ah si : il y a seulement Loki à sauver de ce marasme général.
28 – L’Incroyable Hulk (2008)

Ce n’est pas si bien que ça.
Le Géant Vert version Edward Norton reste un film potable, sans être transcendant. On s’ennuie beaucoup, malgré quelques scènes sympathiques. Rien de grandiloquent. Oubliable, n’est-ce pas ?
27 – Thor (2011)

Ce n’est pas si bien que cela non plus.
Le Dieu du Tonnerre version Chris Hemsworth offre un film potable, sans être transcendant. On s’ennuie, malgré quelques scènes agréables. Rien de grandiloquent. Oubliable, non ?
On plaisante, bien sûr.
Le vrai problème vient de son réalisateur, Kenneth Branagh. Obsédé par les costumes et les beaux décors, il transforme le film en délire shakespearien trop sérieux pour son propos.
Il en résulte une mollesse affreuse.
26 – Captain Marvel (2019)

Captain Marvel devait succéder au choc d’Infinity War et préparer l’arrivée d’Endgame. Premier film 100 % centré sur une héroïne dans le MCU, il propose l’une des meilleures origin stories récentes de Marvel, malgré quelques défauts. Sans être aussi marquant qu’Iron Man ou Doctor Strange, il bénéficie d’une écriture solide de son personnage principal.
Le film d’Anna Boden et Ryan Fleck adopte un ton de space-opéra modeste, parfois visuellement fade, mais compense largement par la construction progressive et intelligente de Carol Danvers. Loin des clichés habituels, son évolution est traitée avec justesse : personnage fort, puissant, mais jamais surécrit. Sa dynamique avec Nick Fury fonctionne parfaitement, ajoutant humour et complicité, tandis que certains éléments du MCU trouvent des réponses attendues. Le retour de Coulson fait plaisir, même s’il reste sous-exploité.
Si les scènes d’action sont efficaces mais parfois confuses, le film brille surtout par son ton plus mature, ses touches nostalgiques des années 90, et une confrontation finale davantage psychologique que spectaculaire. Captain Marvel apparaît ainsi comme un nouveau souffle féminin dans un univers jusque-là dominé par les héros masculins, tout en posant une question majeure pour l’époque pré-Endgame : comment gérer un personnage aussi puissant face à Thanos ?
Malgré quelques longueurs et une direction artistique assez sage, Captain Marvel reste un film sympathique et divertissant, une bonne porte d’entrée vers Endgame, porté par Brie Larson et un Samuel L. Jackson en grande forme… sans oublier le véritable voleur de la vedette : le chat.
25 – Iron Man 2 (2010)

Vous en avez retenu quelque chose, vous ? Nous, pas vraiment.
24 – Captain America : First Avenger (2011)

C’est très mignon et assez complet pour une origin story. Cela a cependant un peu mal vieilli. C’est parfois ennuyeux, soyons honnêtes, et cela manque de vrais moments de bravoure.
23 – Ant-Man (2015)

On commence enfin à percevoir un peu de créativité.
Avant que le « yes man » Peyton Reed ne remplace le talentueux Edgar Wright, on espérait une vraie touche de folie dans le MCU. On en ressent quelques esquisses. Merci Luis, et merci Michael Peña.
Mais tout cela reste trop estompé dans un déroulé classique et convenu.
Les très jolis effets de changement d’échelle ne sont pas assez présents. Un acte manqué, avec pourtant de belles promesses.
22 – Iron Man 3 (2013)

Iron Man 3 reste un blockbuster Marvel divertissant. Il mélange humour, rythme et action sans laisser de répit au spectateur.
Dès le début, Shane Black insuffle une énergie vive. On retrouve la verve sarcastique de Tony Stark, servie par un Robert Downey Jr. irrésistible.
Les affrontements marquent les esprits, notamment l’attaque de la maison de Tony ou la séquence de chute libre. Elles sont spectaculaires et parfaitement lisibles.
Là où le film faiblit, c’est dans ses antagonistes. Aldrich Killian manque de charisme et de motivations claires.
Le twist autour du Mandarin a déconcerté beaucoup de fans, nous compris.
Teasé comme une menace terroriste impressionnante, il s’avère être un simple acteur. Une blague qui passe ou casse.
Pour nous, cela a surtout déclenché de la colère tant c’était raté.
21 – Black Panther : Wakanda Forever (2022)

Arrivé avec un poids immense sur les épaules, Black Panther: Wakanda Forever devait poursuivre la saga sans Chadwick Boseman et redéfinir le Wakanda orphelin de son roi. Malgré un tournage compliqué et des reports successifs, le film relève largement le défi. L’hommage à Boseman est d’une grande pudeur : pas de voyeurisme, pas de remplacement numérique, mais un deuil traité avec dignité et silence.
Le film reprend ensuite son récit en montrant un royaume fragilisé : Shuri, brisée par la mort de T’Challa, Ramonda au pouvoir, et un Wakanda confronté aux pressions du monde extérieur. La continuité MCU vient parfois parasiter l’ensemble : les segments autour de Ross et Valentina Allegra de Fontaine servent surtout de teasing et coupent l’élan émotionnel.
La grande réussite du film est l’introduction de Namor, figure charismatique et ambivalente, ni totalement héros ni véritable méchant. Mais surtout, Wakanda Forever accomplit ce qu’il promet : donner une place centrale aux personnages secondaires. Shuri s’impose comme héritière dramatique, Okoye bénéficie d’un arc marquant, tandis que M’Baku et Nakia gagnent en profondeur.
Malgré quelques faiblesses d’écriture, le film offre un rythme solide, des surprises, une mise en scène sobre et de véritables moments de grâce émotionnelle. Wakanda Forever apparaît ainsi comme l’une des réussites de Marvel et, sans forcer, l’un des meilleurs film de la phase 4, porté par un casting totalement investi dans l’hommage à Chadwick Boseman.
20 – Les Éternels (2021)

Sur le papier, c’était très audacieux : casting cinq étoiles, véritable vision d’auteur, Chloé Zhao à la réalisation, et une parenthèse en marge du grand dialogue MCU.
Dans l’ensemble, le pari est réussi. « Pas mal », dirait Oscar Sisto, ex-prof de théâtre d’un célèbre télé-crochet sur TF1.
On aurait toutefois aimé que le film ose aller encore plus loin.
Son échec au box-office a tout fauché : les Éternels disparaissent comme s’ils n’avaient jamais existé.
19 – Avengers : Endgame (2019)

Véritable cascade d’émotions, le film ne laisse aucun fan indifférent. Par son voyage nostalgique dans les grands moments du MCU, il agit comme une lettre d’amour adressée au public, convoquant souvenirs, clins d’œil et retours attendus.
Endgame impressionne par sa dimension épique, mais aussi par son approche plus sensible et intime des super-héros. Les 45 premières minutes, posées et mélancoliques, montrent des Avengers brisés, endeuillés, cherchant comment continuer à vivre. Les frères Russo assument pleinement ce ton crépusculaire pour clore un récit de 22 films.
Les Avengers originaux bénéficient d’un soin évident : Iron Man et Captain America obtiennent des arcs puissants et cohérents, donnant un vrai sentiment d’achèvement. Les thèmes de transmission, de sacrifice et de fin de cycle fonctionnent à merveille, rendant l’émotion du final difficile à esquiver. La grande bataille, réunion de toute la galerie Marvel, tient ses promesses de spectacle total.
Mais Endgame n’est pas exempt de défauts. Le film s’appuie sur des ficelles scénaristiques très visibles, notamment autour du voyage temporel, qui multiplie raccourcis et incohérences assumées. Thanos apparaît moins menaçant et moins central que dans Infinity War, perdant en complexité. Plusieurs héros sont relégués au rang de sidekicks comiques (Thor, Hulk, parfois Ant-Man), au détriment de leur potentiel dramatique. Certains arcs sont expédiés, d’autres résolus de manière un peu facile – jusqu’à ce fameux rat salvateur qui fera lever plus d’un sourcil.
Malgré ces réserves, Endgame demeure une conclusion spectaculaire et émouvante, qui réussit ce qui comptait le plus : dire adieu à une génération de héros et offrir aux fans un sentiment d’accomplissement. Grand film d’adieux, imparfait mais sincère, il referme une ère tout en ouvrant la suivante — non sans un pincement au cœur.
18 – Black Panther (2018)

Black Panther arrive dans le MCU avec l’ambition de faire plus qu’un simple film de super-héros : installer une mythologie entière, un royaume jamais vu auparavant et une figure royale, T’Challa, appelée à devenir centrale. Visuellement, le pari est en grande partie réussi. Le Wakanda fascine d’emblée : architecture, costumes, rituels, musique… l’univers possède une identité forte et immédiatement reconnaissable, ce qui tranche avec la standardisation habituelle des productions Marvel. Un spectacle assez réussi avec un extraordinaire méchant (Killmonger) habité par Michael B. Jordan.
17 – Avengers : L’ère d’Ultron (2015)

Avec Avengers : L’Ère d’Ultron, Marvel tente l’exercice périlleux de refaire l’événement après le premier Avengers tout en assombrissant le tableau. Le film embrasse d’emblée une tonalité plus lourde : les Avengers sont désormais une machine militaire bien huilée… mais déjà fissurée. Whedon cherche à montrer ce qu’il y a sous les costumes : fatigue, culpabilité, egos qui cognent les uns contre les autres. Et sur ce point, le film marque des points.
Le personnage d’Ultron incarne parfaitement cette volonté. Sa naissance, directement liée aux peurs et aux ambitions de Tony Stark, offre un antagoniste moins caricatural qu’il n’y paraît. Sarcastique, presque tragique, il fonctionne autant comme menace que comme reflet tordu des Avengers. Dommage que son potentiel ne soit pas exploité jusqu’au bout et qu’il retombe parfois dans le rôle classique du méchant qui veut “tout détruire”.
L’Ère d’Ultron réussit particulièrement lorsqu’il s’attarde sur ses héros : les visions imposées par Wanda ouvrent des brèches intéressantes dans leur psyché, et des personnages souvent laissés en retrait – Hawkeye en tête – gagnent en humanité. La création de Vision est également l’un des grands moments du film, autant pour sa symbolique que pour la manière calme et presque sacrée dont elle est mise en scène.
En revanche, le film souffre de son trop-plein. Trop de personnages, trop d’installations pour l’avenir, trop de passages qui ressemblent à des arrêts obligatoires pour préparer la suite du MCU. Le rythme s’en ressent, certaines intrigues paraissent survolées et le montage donne parfois l’impression que le film court après lui-même. Le climax en Sokovie, spectaculaire mais très numérique, peine à retrouver la simplicité et l’efficacité du final du premier Avengers.
Reste que L’Ère d’Ultron demeure un divertissement solide, plus sombre, plus introspectif qu’il n’y paraît, parsemé de moments iconiques et de belles idées thématiques. Pas le sommet de la saga, mais un chapitre important, charmant dans ses défauts et réussi dans ses ambitions, même si elles dépassent parfois ce que le film peut réellement contenir.
16- Captain America : Le soldat de l’hiver (2014)

Avec Captain America : Le Soldat de l’Hiver, Marvel opère un virage très net : moins de grand spectacle coloré, plus de thriller paranoïaque. Le film troque en partie la fantasy super-héroïque contre une ambiance façon cinéma d’espionnage des années 70, où la confiance est une monnaie rare et où les ennemis se cachent derrière les institutions. Ce changement de ton fait un bien fou au MCU et donne au personnage de Steve Rogers un terrain de jeu plus adulte.
15 – Spider-Man : No Way Home (2021)

Spider-Man: No Way Home est un rêve exaucé pour les fans… mais pas forcément un grand film. Le long-métrage aligne les miracles de forums Reddit : Tobey Maguire et Andrew Garfield reviennent, les méchants cultes réapparaissent, Daredevil fait un coucou et chaque séquence semble conçue pour déclencher cris et applaudissements en salle. Le film démarre très vite, introduit le multivers sans détour et réactive cinq antagonistes emblématiques, chacun avec ses nuances et ses blessures encore ouvertes. No Way Home fonctionne alors comme une entreprise de réparation : on reprend des arcs interrompus, on apaise des frustrations, on corrige des fins ratées.
Mais derrière cette euphorie, le constat est plus nuancé : le fan-service porte tout, parfois au détriment du cinéma lui-même. La mise en scène de Jon Watts reste fonctionnelle plus qu’inspirée : décors génériques, image parfois terne, combats souvent lisibles mais rarement mémorables – à l’exception notable du face-à-face psychédélique entre Strange et Peter. Certains effets spéciaux déçoivent, et les incarnations numériques de Sandman et du Lézard rappellent trop leur absence réelle du plateau.
Le film réussit néanmoins ce qu’il avait échoué jusque-là : donner une vraie trajectoire à Peter Parker version Tom Holland. Sa chute, la perte de Tante May et la décision radicale finale lui offrent enfin un poids tragique. Pour la première fois, ce Peter-là semble devenir Spider-Man par l’épreuve et le renoncement.
Au bout du compte, No Way Home est un roller-coaster émotionnel pour fans, jubilatoire et généreux, mais cinématographiquement timide. On rit, on pleure, on applaudit ; on regrette aussi que le film n’ose pas davantage que compiler des retrouvailles. Avec un regard de fan : triomphe. Avec un regard de cinéphile : plaisir coupable.
14- Thor : Ragnarok (2017)

Thor: Ragnarok est sans doute l’épisode qui a le plus bousculé l’image de Thor. Taika Waititi assume un virage frontal vers la comédie, très colorée et décomplexée, qui redonne une vraie énergie au personnage et offre une alchimie réjouissante avec Hulk et Valkyrie. Le film déborde d’idées visuelles et de gags, parfois au point de désamorcer trop systématiquement l’émotion et de réduire certains enjeux dramatiques (Hela, Asgard) à de simples ressorts comiques.
Un divertissement pop, inventif et très fun, qui revitalise la saga… mais qui pourra frustrer ceux qui attendaient un Thor plus épique et plus tragique.
13 - Les Gardiens de la galaxie vol 2 (2017)

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 mise encore plus sur l’émotion et la famille trouvée que le premier film. James Gunn creuse les relations entre les personnages, notamment le duo Peter/Ego et le très touchant arc de Yondu, tout en conservant l’humour et la bande-son rétro qui font l’identité de la saga.
Cependant, le film se répète parfois, force certains gags et s’étire un peu dans son deuxième acte. Visuellement généreux, sincère dans ses sentiments, il touche souvent juste — même s’il surprend moins que le premier opus.
12 – Docteur Strange in the Multiverse of Madness (2022)

Ce second Doctor Strange a divisé malgré un démarrage tonitruant en salles. Le film souffre d’un scénario parfois inégal et de personnages secondaires sous-exploités, mais il possède aussi de réelles qualités qui empêchent de le réduire à un simple divertissement creux.
Le duo d’interprètes principaux tire le film vers le haut : Benedict Cumberbatch incarne toujours brillamment un Strange plus vulnérable, confronté à ses erreurs et à ses regrets, tandis que Elizabeth Olsen livre une prestation intense et bouleversante en Wanda, véritable cœur émotionnel du récit. Son arc mêlant douleur, colère et amour maternel apporte une profondeur inattendue et donne au film ses plus beaux moments.
La mise en scène singulière de Sam Raimi apporte une touche horrifique bienvenue, avec des idées visuelles marquantes, un ton plus sombre et quelques séquences audacieuses – notamment le combat musical, étrange mais inventif. Les images, la direction artistique et l’énergie du film constituent de vrais atouts, même lorsque l’intrigue peine à suivre.
Malgré ses facilités et une narration parfois décousue, le film parvient à rester spectaculaire, nerveux et visuellement riche. Il offre des scènes marquantes aux deux personnages principaux et assume un style plus personnel que la moyenne du MCU. Un opus imparfait, certes, mais loin d’être raté, porté par son ambiance, sa réalisation et deux interprètes au sommet.
11 – Spider-Man : Far From Home (2019)

Spider-Man: Far From Home prolonge intelligemment le deuil post-Endgame tout en offrant un divertissement très efficace. Le film repose avant tout sur Mysterio, véritable révélation : charismatique, manipulateur, moderne dans ses motivations, il incarne l’un des meilleurs antagonistes du MCU récents. Sa dimension illusionniste donne lieu à des séquences visuelles brillantes et déroutantes, qui bousculent Peter autant que le spectateur.
Tom Holland continue d’imposer un Spider-Man touchant et maladroit, mais c’est bien Mysterio qui vole le film, transformant l’aventure scolaire en jeu de miroirs cruel et spectaculaire.
10- Deadpool & Wolverine (2024)

Deadpool & Wolverine arrive comme une thérapie électrochoc pour un MCU à bout de souffle depuis Endgame. Le film assume un ton méta, se moque ouvertement de Marvel et de ses errances multiverselles, tout en proposant un vrai buddy-movie porté par la complicité jubilatoire Reynolds/Jackman. Le fan-service est omniprésent mais plutôt bien utilisé : clins d’œil, caméos, démolition en règle des vestiges FOX et des ratés récents du studio.
Si la réalisation reste sage et techniquement inégale (décors pauvres, colorimétrie terne), l’énergie comique et émotionnelle l’emporte. Deadpool et Wolverine sont le cœur du film ; leur duo fonctionne à plein régime et donne le sentiment d’un “testament” moqueur mais sincère du super-héroïque. La TVA manque encore d’impact et certaines pistes sont à peine esquissées, mais l’ensemble dégage un vrai parfum de reboot assumé.
En somme : un film imparfait mais salutaire, drôle, irrévérencieux, qui redonne envie d’y croire et offre aux fans une grande fête méta… tout en laissant entrevoir un possible renouveau pour le MCU.
9- Spider-Man : Brand New Day (2026)

Le meilleur film Spider-Man sans trop de difficultés à nos yeux. Destin Daniel Cretton orchestre un vrai spectacle soignée, coloré, avec quelques moments de surprises et d'émotion, ce qui n'était plus arrivé au MCU depuis bien longtemps. Le tisseur a décidément une sympathie qui rendrait jaloux un grand nombre de ses confrères en collant.
C'est réussi, avec un bon mystère entretenu autour de Sadie Sink, c'est par moments poignant, les dynamiques entre personnages sont réussies comme les scènes d'action. Une jolie proposition qui nous fait regretter encore plus l'ère du MCU pré-Endgame.
8 – Iron Man (2008)

Iron Man reste l’une des plus belles réussites du MCU et son véritable acte fondateur. Le film doit énormément à Robert Downey Jr., charismatique, drôle, touchant, qui impose instantanément un Tony Stark aussi arrogant que profondément humain. Sa trajectoire – de marchand d’armes cynique à héros responsable – est simple mais racontée avec justesse et efficacité.
La réalisation de Jon Favreau mêle spectacle lisible, humour bien dosé et scènes d’action encore très solides aujourd’hui, tout en ancrant l’histoire dans un univers crédible. La découverte progressive de l’armure, les essais ratés, la première envolée : autant de moments devenus cultes.
Un film fun, élégant et fondateur, qui pose les bases du MCU avec une énergie communicative — et prouve qu’un bon personnage peut lancer tout un univers.
7- Docteur Strange (2016)

Doctor Strange brille comme l’un des films les plus visuellement inspirés du MCU. Scott Derrickson y déploie un imaginaire psychédélique fait de villes qui se plient, de miroirs fractals et de dimensions impossibles, donnant au genre super-héroïque une identité visuelle rare et immédiatement mémorable.
Le parcours de Stephen Strange, arrogant génie brisé par l’accident puis reconstruit par l’apprentissage et l’humilité, est raconté avec justesse. Benedict Cumberbatch incarne à la perfection ce mélange d’ironie, de douleur et de curiosité, tandis que la galerie de personnages (Mordo, l’Ancien, Wong) apporte une vraie richesse au récit.
Porté par une musique envoûtante, des scènes d’action inventives et un climax qui privilégie l’intelligence sur la destruction, Doctor Strange s’impose comme une origin story élégante, spectaculaire et pleine de personnalité — un des grands moments de la phase 3 de Marvel.
6 – Les Gardiens de la Galaxie (2014)

Les Gardiens de la Galaxie a été la véritable surprise du MCU : un space-opera déjanté qui transforme une équipe d’outsiders inconnus en héros instantanément cultes. James Gunn réussit un équilibre rare entre émotion sincère et humour ravageur, porté par une bande-son rétro devenue iconique et intégrée au récit avec une vraie sensibilité.
Le film brille par ses personnages : Star-Lord cabotin et touchant, Rocket sarcastique, Groot bouleversant avec trois mots, Gamora et Drax tout aussi marquants. Derrière les blagues, le thème de la famille choisie s’impose naturellement et donne au film un vrai cœur.
Visuellement inventif, rythmé, coloré, plein d’énergie, Les Gardiens de la Galaxie apporte un vent de liberté et d’irrévérence au MCU. Un divertissement pop et attachant qui a redéfini ce que pouvait être un film Marvel.
5- Thunderbolts (2025)

Thunderbolts est la belle réussite que l’on n’osait plus espérer vu les médiocres phases 4 et 5. Plus qu’un simple film de super-héros, c’est une œuvre d’ensemble, vibrante, qui embrasse ses personnages cabossés avec une humanité désarmante.
Le film réunit une galerie d’anti-héros brisés, rongés par la culpabilité, par le doute et par leurs traumas, et en fait une véritable symphonie de rédemption. Chacun porte ses fissures comme une cicatrice vivante, et c’est précisément dans ces fractures que le film trouve sa lumière. Le message sur la santé mentale est d’une justesse rare : la honte laisse place à la parole, la solitude à la solidarité, et l’héroïsme ne consiste plus à être invincible, mais à oser demander de l’aide. Thunderbolts refuse le cliché du “personnage guéri par une bataille” ; il montre au contraire la beauté du processus, la rechute, la thérapie, l’entraide, le soin. Belle réussite !
4- Avengers (2012)

Avengers reste un moment charnière du cinéma populaire : la première véritable réunion de super-héros qui tient toutes ses promesses. Joss Whedon réussit à faire cohabiter des personnages aux ego énormes sans perdre leur identité, en mêlant spectacle lisible, humour efficace et dynamique d’équipe jubilatoire.
La bataille de New York demeure une référence du genre, mais ce sont surtout les interactions – Stark/Rogers, Thor/Hulk, Black Widow/Hawkeye – qui donnent au film son énergie et son cœur.
Un divertissement clair, fun et épique, qui prouve qu’un crossover peut être à la fois cohérent, généreux et terriblement réjouissant.
3- Les 4 Fantastiques : Premiers pas (2025)

Très attendu après les errances des phases 4 et 5, Fantastic Four : First Steps marque un retour à un MCU plus créatif et lumineux. Matt Shakman signe un film joyeux, coloré et dynamique, évitant l’origin story répétitive pour entrer rapidement dans l’action. La première moitié regorge d’idées : univers rétro, Surfeuse d’Argent, belle alchimie d’équipe et musique inspirée de Michael Giacchino.
Les personnages sont globalement réussis, avec une Sue Storm forte et politique et un Johnny Storm touchant dans sa dualité. En revanche, Reed et Ben manquent de relief. Si les effets spéciaux sont solides et la dramaturgie crédible au départ, la seconde moitié retombe dans une routine très Marvel, visiblement contrainte par le studio. Galactus déçoit, et la scène post-générique manque de surprise.
Malgré ces limites, le film reste dans le haut du panier du MCU récent : rafraîchissant, humain, coloré, renouant avec le plaisir simple du super-héros — sans totalement tenir ses promesses de renouveau.
2- Avengers : Infinity War (2018)

Épique et renversant, Avengers : Infinity War est le Marvel que personne n’aurait imaginé. Il désagrège tous les préavis, casse les codes que le studio à lui-même établit par le passé et surprend. Un des meilleurs films du MCU et de loin.
1- Les Gardiens de la Galaxie vol.3 (2024)

On a pas envie d’en reparler mis à part pour dire que c’est beau, touchant, vrai film d’amitié, triste, spectaculaire, entraînant, drôle, dynamique. Merci pour ce dernier voyage.




