Dans une époque où les films repensent complètement leur manière de faire de l’audience et de lancer des campagnes marketing, peut-être que Gentle Mates, d’une certaine façon, vient de nous montrer la voie. On ne fait plus de la publicité pour des films avec une campagne traditionnelle, on doit sortir des sentiers battus.
Regardez Obsession et Backrooms, les deux phénomènes horrifiques du début de l’été. Grâce à leur bouche-à-oreille et surtout une autre façon de se vendre, ils cartonnent tous les deux. L’événement du Major IV à Paris est en train de donner de belles billes pour promouvoir de la meilleure des façons le film Call of Duty, qui arrivera en 2028.
Gentle Mates a montré la force populaire de Call of Duty

Le parcours de l’équipe française d’esport avait mal commencé, avant un sacré retournement de situation, entre la revanche contre FaZe Vegas et le coup d’arrêt final. On vous détaille tous ces éléments au sein de notre article associé.
D’une façon ou d’une autre, on a assisté à une vraie épopée qui vient donner de l’allant à la franchise Call of Duty, et rebooster l’attrait pour une adaptation cinématographique. Cette ferveur populaire vient nous prouver qu’Activision et Paramount doivent vraiment faire gaffe à ne pas nous fournir un simple film de militaires contre terroristes quand ils vont adapter Call of Duty.
Peter Berg est certes un spécialiste du genre, mais peut-être trop.
La force de Call of Duty, c’est son côté sport spectacle. Les performances en esport aident beaucoup, c’est une vraie passion pour beaucoup de gens, que ce soit Fortnite, voire même League of Legends. Si Paramount souhaite un bon film, il va falloir le penser comme l’antithèse d’un truc générique.
Il faut une confrontation, des équipes, une intensité, la peur de perdre, quelque chose qui sort de l’ordinaire. Gran Turismo, lui, l’a très bien fait. Il s’est certes inspiré d’une histoire vraie, mais le mélange “gamer” qui s’approprie une réalité était quelque chose d’efficace, et bon nombre de spectateurs ont souligné que le film de Neill Blomkamp jonglait parfaitement entre réalité et jeu vidéo.
Call of Duty ne doit pas devenir un film de guerre générique

Il faut faire attention avec les velléités de saga de la part de Xbox. Certes, Minecraft a surperformé, Fallout a marqué les esprits, mais il y a un risque de maltraiter Call of Duty en ne faisant ressortir que la logique “film de guerre”. Il faut inéluctablement un supplément d’âme.
Le Major IV a lui prouvé qu’une salle pouvait vibrer entièrement pour un Call of Duty façon événement sportif. C’est ce qu’Activision et Paramount doivent faire : faire ressortir du film une tension, pas uniquement y mettre des soldats et de l’action de façon gratuite. On peut faire confiance à Peter Berg pour cela. Les plus curieux pourront voir à quel point il maîtrise la tension dans le film Deepwater.
Gentle Mates n’a pas remporté le Major IV, mais l’équipe a peut-être offert à Hollywood une leçon précieuse. Pour réussir Call of Duty au cinéma, il ne faudra pas seulement filmer la guerre. Il faudra filmer l’adrénaline d’un jeu et d’une communauté qui dépasse l’entendement.
Même si, à titre personnel, je préfère Fortnite.
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