C’est un doux euphémisme que de vous répéter encore et encore à quel point Avengers : Doomsday est aussi décisif pour le MCU qu’un éventuel départ d’Igor Paixão pour la saison de l’Olympique de Marseille. Le très gros blockbuster des frères Russo arrive le 16 décembre, juste après le tsunami Spider-Man : Brand New Day (2,23 milliards de dollars de recettes mondiales), dans l’espoir de relancer un univers étendu en souffrance depuis les affres des phases quatre et cinq.
Malheureusement, à l’ère des réseaux sociaux, on commence déjà à avoir les contours de l’intrigue du long-métrage, là où le mystère était entier pour Avengers : Infinity War et Endgame. Cela ne nous empêchera sans doute pas d’apprécier le futur déluge de fan-service que sera l’aboutissement de la saga du Multivers.
Dans tous les cas, Doomsday a tardé à se dévoiler et a bénéficié d’une campagne marketing intrigante sur le papier : un long live de chaises vides pour dévoiler le casting, quatre teasers mystères éparpillés en janvier 2026, des sorties anticipées des trailers au moment de la CinemaCon 2026 et de la San Diego Comic-Con et enfin un aperçu exceptionnel lors de la réédition d’Avengers : Endgame au cinéma — dès le 23 septembre — accompagné du lancement anecdotique d’un label qui ne sert à rien, appelé Infinity Vision.
Robert Downey Jr promet « l’antidote » à Infinity War et Endgame

Robert Downey Jr., qui interprétera le vilain Doom, s’en donne à cœur joie pour la campagne promotionnelle du blockbuster. Lors d’un entretien avec Comic Book Resources, il a prévenu que Marvel Studios avait trouvé la bonne formule pour que tout soit absolument parfait dans Avengers : Doomsday et que l’on crie au génie :
« J’essaie de me sentir comme si j’étais dans la salle d’écriture, mais à un moment, il y a tellement de rôles immenses à assumer que je me dis juste : “Qu’est-ce qui n’a pas encore été fait aussi bien que ça pourrait l’être ?” Donc, on est toujours à la recherche de cette opportunité. Il y a eu pas mal de tâtonnements, des moments où on s’est dit : “Bon, on change de direction.” Mais on est arrivés à un endroit qui, je pense, va largement suffire.
Ça n’a même pas de rapport avec la façon dont j’ai joué. C’est la manière dont le film est construit, et l’attention portée aux autres personnages. Il y a quelque chose dans Doomsday, et dans la suite, qui est littéralement le seul antidote à la question : “Comment on évite que ces films soient une déception après un Infinity War et un Endgame ?” Et croyez-moi, on a travaillé dur et longtemps pour y arriver. »
Marvel veut revenir aux fondamentaux

Rien de bien folichon dans ces déclarations — étant impliqué à fond dans le film avec un cachet sans doute mirobolant, on voit mal Robert Downey Jr. dire que ça va être bof.
Par contre, parler d’antidote, ça confirme encore une fois le retour aux fondamentaux de Marvel après une saga du Multivers ratée — et on espère que ça ne sera pas non plus un méga-pompage du diptyque précédent des Avengers pour nous prouver que les idées du studio sont en panne sèche.
En tout cas, avant Doomsday, on aura droit à VisionQuest, le 14 octobre prochain sur Disney+.







