Et si A24 était bien parti pour chiper la place de Blumhouse Productions du côté des "high concepts" capables de bousculer les codes du cinéma horrifique ? C’est bien possible. Tandis que la firme chère à Jason Blum se pète les dents sur une mécanique trop bien huilée qui ne fait plus flipper personne, A24 tente continuellement de se réinventer. Ils ont, en ce sens, réussi à récupérer la mainmise sur le concept des Backrooms, avec un film prévu dans quelques mois porté par le comédien Chiwetel Ejiofor. Mais ce n’est pas l’unique projet qui titille les curiosités : il y a également le film d’horreur majoritairement sonore, Undertone.
On le sait, les studios aiment les films reposant sur le son, surtout quand c'est bien fait. Il n’y a qu’à voir en 2018 le buzz du film danois The Guilty, qui suivait un policier au téléphone avec une femme kidnappée. A24 tente l’audacieux pari de faire de même avec l'épouvante.
Un podcast cauchemardesque à 500 000 dollars

L’histoire raconte celle d’une animatrice de podcast qui emménage dans la maison de sa mère pour s'en occuper. Elle reçoit dix enregistrements audio d'un jeune couple de femmes enceintes faisant l'expérience de bruits paranormaux, avant de se rendre compte que l'histoire de cette femme est le reflet de la sienne.
Porté par Nina Kiri (The Handmaid’s Tale), le long-métrage a déjà généré un certain buzz sur les réseaux sociaux grâce à son concept viral. Produit pour un micro-budget de 500 000 dollars, Undertone a été projeté au Festival de Sundance 2026. Les premières critiques outre-Atlantique sont en ligne, et pour le moment, le bilan est positif, même si certains émettent des réserves sur la qualité finale du produit.
Revue de presse : un choc sonore qui divise

« Le film repose en grande partie sur l’interprétation de Nina Kiri car, hormis sa mère alitée, elle est le seul personnage que l’on voit. [...] Tuason a créé l’un des rares films d’horreur encore plus terrifiant à écouter qu’à voir. » — Collider
« Dans Undertone, le son est primordial. [...] En théorie, ça ne devrait pas fonctionner, mais Ian Tuason et le concepteur sonore David Gertsman ont créé l’équivalent cinématographique d’une expérience d’horreur sonore immersive. » — Bloody Disgusting
« Le film s’enlise sous son poids pesant à mesure qu’il ajoute maladroitement des éléments d’intrigue (grossesse, alcoolisme). [...] On perd patience face à la narration confuse et évasive de Tuason. » — The Hollywood Reporter
Si le film arrive aux États-Unis le 13 mars 2026, il n’a pas encore de date de sortie française. Espérons qu'un distributeur courageux s'en empare pour nous faire vivre cette expérience sensorielle en France.
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