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Transformers : Forces et faiblesses d'une saga borderline
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Analyse

Transformers : Forces et faiblesses d'une saga borderline

Le 7 Juin 2023, Steven Caple Jr . nous offrira le très attendu Transformers : Rise of The Beast . Déjà le septième film de la saga des robots géants initiés...

M
Rédigé par
Mathieu

Rédacteur cinéma chez GeeksLands depuis 2016. Passionné de cinéma d'auteur, créateur du TikTok Mathieu Cinéman.

Publié le
29 janvier 2023
Mis à jour le
29 janvier 2023

Le 7 Juin 2023, Steven Caple Jr. nous offrira le très attendu Transformers : Rise of The Beast. Déjà le septième film de la saga des robots géants initiés par Michael Bay en 2007. La longue saga a maintenant 16 ans et a encore de beaux jours devant elle compte tenu de son pouvoir d'attraction au box-office. Même si la franchise est allé de mal en pis au fur et à mesure de ses opus malgré le sursaut Age of Extinction en 2014, elle a tout de même rapporté 2.1 milliards de dollars sur ses trois derniers longs-métrages (Sur près de 4.5 milliards de dollars rapportés en sept films). Une saga bien lucrative qui fait les beaux jours de la Paramount mais aussi des jouets de chez Hasbro.

Mais si Transformers est une véritable poule aux œufs d'or, beaucoup critiquent le côté décérébré des Blockbusters robotiques de Michael Bay en arguant qu'il s'agit d'un cinéma crétin, abscon et vide de sens. En prévision de la sortie de Rise of The Beast, on revient sur les forces et les faiblesses d'une saga qui ne cesse de diviser le public. 

Transformers
Transformers 5 © Paramount Pictures

Des personnages ultra-caricaturaux et nuls... Jusqu'à de bonnes nouvelles

Si l'on pense principalement aux Autobots et aux Decepticons comme les protagonistes de cette franchise, difficile d'occulter les personnages humains, censés être nos points de repère dans ces différentes histoires. Et pourtant, Transformers nous a obligé de nous coltiner l'insupportable personnage de Sam Witwicki (Shia Labeouf) pendant trois films.

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Transformers
Transformers © Paramount Pictures

Difficile d'estimer que ce personnage soit considéré comme important dans les trois films où il fut le protagoniste. Probablement désireux de s'orienter vers le teen movie pop-corn et crétin avant de prendre un versant plus sombre et plus mature à partir du quatrième volet, Michael Bay nous a pondu un personnage idiot et très mal servi par un background cliché. Labeouf en fait des caisses et se voit être rarement juste à chacune de ses apparitions à l'écran, si bien que le changement de personnages dès le quatrième film le fout totalement aux oubliettes malgré la continuité scénaristique assumée avec les premiers films. On retrouve une même galerie de personnages qui aurait dû être évincée dès le deuxième film, voire le troisième si le désir de Bay et ses équipes était de créer un petit sentiment d'attachement pour Witwicky et son entourage.

Mais que ce soit ses parents ou ses différentes copines (jouées par les top-models Megan Fox et Rosie Huntington-Whiteley en trois films), difficile de créer un lien avec ses personnages surfaits et peu emballants. 

Mais dans tout ce pataquès d'humains assez dispensables, surnage quelques bonnes surprises : Un Seymour Simmons (joué par John Turturro) qui cabotine avec justesse, un Josh Duhamel très investi dans son rôle de Lennox et quelques personnages bien sympathiques campés par de très bons acteurs et actrices de surcroît (John Malkovich dans le 3, Stanley Tucci dans le 4...). Mais une bonne surprise est venue orienter la saga vers une autre direction avant qu'elle ne sombre dans la médiocrité la plus navrante, surtout que le tout volait déjà pas très haut : Mark Wahlberg (On remarque l'incapacité de Michael Bay à créer des personnages féminins forts).

Transformers
Transformers 4 © Paramount Pictures

Même si ces nouveaux personnages respirent le cliché à mort, on se prend de sympathie pour ce père et sa famille après trois productions à se coltiner l'insupportable Sam Witwicki. Le personnage de Cade Yeager brille par son côté manichéen mais charismatique, tandis que Nicola Peltz (Tessa Yeager) a une beauté naturelle sur laquelle Michael Bay abuse moins que les précédentes femmes de la franchise, surtout que son personnage est bien mieux travaillé que ceux de Huntington-Whiteley et Fox. Ce nouveau souffle bienvenu se sera cependant bien cassé la figure avec l'horreur Transformers : The Last Knight, encore plus crétin que toutes les absurdités réunies de la franchise. Une raison bien trouvée pour Paramount de rebooter son univers et de donner suite à Bumblebee, qui a reçu de très bons avis critiques. 

Transformers
Transformers 3 © Paramount Pictures

Les stars des films : les robots

Les Transformers sont LES stars de la saga. Dans ses dialogues et scénarios crétins et vides de sens, Michael Bay réussit un exploit : Nous présenter des robots presque plus intelligents que nos humains, et bien plus charismatiques. On s'attache rapidement aux géants de fer dont les figures reviennent sur les films qui suivent. Bay créé un puissant sentiment d'attachement si bien que le public retient avec douleur une poignée de scènes réussies émotionnellement parlant avec les exécutions d'Ironhide (La Face cachée de la Lune) et de Ratchet (Age of Extinction). Les robots sont extrêmement bien magnifiés, Autobots comme Decepticons même si on peut reprocher que la Paramount a laissé à la poubelle le côté mécanique et rouillé de ces robots pour des engins plus sophistiqués à partir du quatrième film. 

Mais le personnage que tout le monde retient sans commune mesure est sans doute celui d'Optimus Prime avec la VO de Peter Cullen. La franchise fait de ce géant de métal un autre juste et droit avec les meilleurs dialogues du film (et ça n'est pas difficile). Du côté des méchants, on peut reprocher l'omniprésent Megatron et l'absence de vraies menaces hormis lui. Le seul sursaut d'orgueil est venu avec l'ambigu robot Lockdown (Age of Extinction) qui aura vu pour la première fois un Transformers asservi par son propre intérêt qui ne se rangeait pas dans une case définie dans la guerre Autobots vs Decepticons. 

Transformers

Quelques beaux morceaux de bravoure

On peut retenir du film certaines scènes d'actions bien réussies : Les scènes du premier film, la scène du combat en forêt aboutissant sur la mort d'Optimus dans le second opus ainsi que quelques scènes éparses du 3. C'est cependant dans le quatrième film que les choses deviennent très intéressantes avec une noirceur profonde qui n'hésite pas à malmener des personnages que l'on voit depuis le début. Même si, encore une fois, tout reste très manichéen, Age of Extinction instaure un renouveau bienvenu... Jusqu'à ce que le cinquième film envoie tout valdinguer avec des satanés faiblesses. 

On oublie pas non plus Transformers pour sa bêtise légendaire. Même si certaines scènes d'actions sont bien réussies, la majorité du deuxième et cinquième film est à mettre à la poubelle. On en retient toutefois quelques scènes réussies, une continuité d'histoire attachante malgré des personnages bien faiblards. C'est désormais à Rise of The Beast de nous proposer quelque chose de novateur, sans Michael Bay cette fois-ci. 

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