Malfaisante, le film d'horreur de Rob Savage sorti aux États-Unis sous le titre Other Mommy, est à l'affiche en France depuis le mercredi 14 octobre 2026. Jessica Chastain y joue une mère de famille et son double démoniaque. Produit par James Wan chez Blumhouse-Atomic Monster, le film a démarré en tête du box-office américain malgré des critiques désastreuses.
| Malfaisante (Other Mommy) | Fiche pratique |
|---|---|
| Sortie en France | 14 octobre 2026, en salles |
| Sortie aux États-Unis | 9 octobre 2026 |
| Durée | 1 h 33 (93 minutes) |
| Classification | Interdit aux moins de 12 ans en France (R aux États-Unis) |
| Réalisation | Rob Savage (Host, The Boogeyman) |
| Scénario | Nathan Elston, d'après le roman Incidents Around the House de Josh Malerman |
| Distributeur France | Universal Pictures International France |
| Budget | 19 millions de dollars |
| VOD et streaming | Aucune date annoncée |
Malfaisante en salles depuis le 14 octobre, interdit aux moins de 12 ans
Universal a sorti Malfaisante en France cinq jours après les États-Unis, sur 264 copies. Le studio l'avait d'abord programmé au printemps outre-Atlantique, avant de le repousser à l'approche d'Halloween. Le film dure 1 h 33 selon son visa d'exploitation. Il est interdit aux moins de 12 ans. Aux États-Unis, il est classé R pour de la violence sanglante et un langage grossier : les moins de 17 ans n'y entrent qu'accompagnés.
Comme la chronologie des médias impose quatre mois entre la sortie en salles et la location ou l'achat en ligne, Malfaisante n'arrivera pas à la maison avant la mi-février 2027. Pour Halloween, notre sélection de films d'horreur propose des titres déjà disponibles en streaming.
Jessica Chastain en double rôle, entourée de Jay Duplass et Arabella Olivia Clark

Jessica Chastain joue à la fois Ursula Martin, une mère accaparée par son travail, et l'Autre Maman, l'entité qui emprunte ses traits pour s'approcher de sa fille. L'actrice retrouve un genre qu'elle connaît depuis Mama, Crimson Peak et Ça : Chapitre 2.
Le reste de la distribution vient surtout des séries. Jay Duplass, vu dans Transparent, joue le père resté au foyer. Dichen Lachman (Severance) incarne une spécialiste du paranormal, Arian Moayed (Succession) l'ami chez qui la famille trouve refuge. Karen Allen, la Marion des Aventuriers de l'arche perdue, joue la grand-mère.
- Jessica Chastain : Ursula Martin et l'Autre Maman
- Arabella Olivia Clark : Bela, la fille d'Ursula
- Jay Duplass : Russ, le père, resté au foyer
- Karen Allen : Ruth, la grand-mère
- Dichen Lachman : Lois Anthony, une spécialiste du paranormal
- Arian Moayed : Frank, un ami d'Ursula
Rob Savage s'est fait connaître avec Host, tourné en visioconférence pendant le confinement, avant de réaliser The Boogeyman pour 20th Century Studios. Le film a été tourné à Dublin.
L'histoire de Malfaisante, sans rien dévoiler
Bela, une petite fille qui vit mal sa nouvelle école, voit ses parents s'éloigner l'un de l'autre. Sa mère travaille trop, son père tient la maison. Un soir, elle aperçoit une copie conforme de sa mère, une Autre Maman qui lui demande de la laisser entrer dans son cœur. Bela est la seule à la voir, mais les adultes ne la croient pas. L'entité finit par s'en prendre à son entourage.
Le scénario de Nathan Elston adapte Incidents Around the House, roman de Josh Malerman (Bird Box) raconté du point de vue de Bela. Rob Savage promettait une cinquantaine de jumpscares en interview ; notre critique n'en a compté qu'une dizaine.
La critique et le public américain rejettent Malfaisante

Rotten Tomatoes affiche 18 % de critiques positives sur 89. Son résumé des critiques ne retient que la performance de Jessica Chastain, dans un film jugé trop ridicule pour faire peur. Metacritic lui donne 38 sur 100. Les spectateurs américains interrogés à la sortie des salles par CinemaScore lui ont attribué un D+. Le score du public sur Rotten Tomatoes plafonne à 48 %. En France, AlloCiné compile une moyenne de 1,8 sur 5 chez la presse comme chez les spectateurs.
Dans notre critique de Malfaisante, nous jugeons le film grotesque : des effets numériques qui trahissent le budget, une histoire de famille résolue sans audace, une seule bonne idée de mise en scène dans l'introduction. Cette année, on conseille plutôt Obsession, de Curry Barker avec Inde Navarrette, ou Backrooms.
Un box-office solide aux États-Unis, un démarrage moyen en France
Aux États-Unis, Universal visait 20 millions de dollars pour le premier week-end. Le film en a rapporté 27,8 millions de dollars dans 3 365 salles, avant de chuter de 70 % au second week-end, à 8,2 millions. Selon The Numbers, Malfaisante cumulait 45,4 millions de dollars en Amérique du Nord au 19 octobre. Avec 35,4 millions à l'international, il atteignait 80,9 millions dans le monde au 20 octobre. Le film a déjà rapporté plus de quatre fois son budget de production.
En France, le film a réuni 23 042 spectateurs le premier jour, puis 152 000 entrées avant-premières comprises à l'issue de son premier week-end. Nous le voyions en septembre aller chercher le million d'entrées grâce au créneau d'Halloween. Avec ce démarrage et ces critiques, le million paraît hors de portée, d'autant que Clayface arrive en salles cette semaine.
Fin expliquée de Malfaisante (attention, spoilers)

Après plusieurs incidents, la famille se tourne vers Ruth, la mère d'Ursula, avec qui le lien était rompu. Les enquêteurs du paranormal qu'elle fait venir organisent une séance pour convoquer l'Autre Maman. La séance tourne mal et l'entité les tue.
Le dénouement se joue de retour à la maison. Ursula avoue à sa famille qu'elle n'a jamais voulu être mère et que Russ n'est pas le père biologique de Bela, tout en assurant à sa fille qu'elle l'aime. Bela, qui a failli céder, finit par refuser de laisser l'Autre Maman entrer dans son cœur. L'entité finit par disparaître. Quelques mois plus tard, la famille accroche ensemble les guirlandes de Noël, mais dans le dernier plan, Bela remarque le visage fermé de sa mère.
Le film choisit la réconciliation, alors que le roman de Josh Malerman se termine de façon bien plus sombre pour Bela. La révélation sur la paternité de Bela arrive sans préparation, au cœur d'une confrontation finale vite expédiée.
