Les films adaptés de jouets continuent de se multiplier à Hollywood. Dernier phénomène en date : Labubu, une gamme de figurines devenue virale, qui s’apprête à franchir le cap du cinéma sous l’impulsion de Sony Pictures et d’un réalisateur pour le moins inattendu.
Labubu, un phénomène mondial qui attire Hollywood
Derrière Labubu se cache un succès commercial massif. Ces figurines à l’apparence de monstres malicieux, reconnaissables à leurs dents pointues, ont rapporté près de 670 millions de dollars en 2025 à leur fabricant, Pop Mart. Un chiffre qui suffit à expliquer l’intérêt immédiat des studios américains.
Sans grande surprise, Sony Pictures a décidé de capitaliser sur cette popularité en lançant un projet de long-métrage en partenariat avec la marque. Une annonce qui aurait pu ressembler à une simple opération opportuniste, si un détail majeur n’était pas venu changer la perception du projet.
Paul King, un choix qui change la donne

Selon The Hollywood Reporter, la mise en scène du film Labubu a été confiée à Paul King. Un nom qui tranche radicalement avec l’image d’un énième produit dérivé sans ambition.
Paul King s’est imposé comme un spécialiste du cinéma familial en prises de vues réelles, capable de transformer des univers improbables en succès populaires. Les deux premiers Paddington ont séduit le public comme la critique, tandis que Wonka a dépassé les 600 millions de dollars de recettes mondiales.
Son style, souvent qualifié de doux, coloré et très britannique, repose sur un équilibre précis entre naïveté assumée et sincérité émotionnelle. Une approche qui pourrait permettre de donner une véritable identité cinématographique à Labubu, au-delà de son simple statut de jouet à la mode.
Un projet encore flou, mais à surveiller de près

À ce stade, peu d’informations ont filtré sur la forme que prendra le film. Impossible de dire s’il s’agira d’un long-métrage entièrement en prises de vues réelles, d’un film d’animation, ou d’un mélange des deux. Un choix déterminant pour un univers aussi stylisé que celui de Labubu.
Reste que l’association entre Sony, Pop Mart et Paul King intrigue autant qu’elle surprend. Si le projet part d’un matériau de base peu évident, le réalisateur a déjà prouvé qu’il savait sublimer des concepts a priori fragiles. Suffisant pour transformer Labubu en nouvelle curiosité du cinéma familial, plutôt qu’en simple produit marketing de plus.






