PEGI, le système de classification utilisé en France et dans la plupart des pays européens, a mis en ligne sur son site en fin d'après-midi la fiche détaillée de GTA 6, avant de la retirer dans la soirée. Des joueurs avaient eu le temps d'en copier le texte, qu'IGN, Eurogamer et GamesRadar ont repris dans la foulée. Rockstar, qui a réservé ses dernières révélations à des magazines choisis, s'est fait doubler par PEGI.
La fiche présente Jason Duval et Lucia Caminos comme « deux criminels qui se retrouvent mêlés à une conspiration après un braquage raté », puis attribue au jeu un PEGI 18, justifié par « une violence graphique forte, des thèmes sexuels forts et l'usage de drogues illégales ». « La consommation de drogue est fréquente et très visible, le joueur pouvant en prendre avec d'autres personnages ou consommer des drogues illégales directement depuis son inventaire », écrit ensuite l'évaluateur, avant de préciser que « la cocaïne, notamment, peut être transportée par le joueur et sniffée directement sur sa main, à tout moment ».
Le passage sur le sexe confirme les scènes de rapports sexuels signalées par la classification australienne, avec de la nudité et « des scènes occasionnelles de fétichisme sexuel ». Dans les boîtes de nuit, le joueur peut payer des danses privées « pendant lesquelles le jeu lui permet de poser les mains sur les seins et les fesses des danseuses ». La violence, déjà largement montrée dans l'Extended Look de gameplay, est décrite comme « sanglante, avec un haut degré de réalisme », certaines armes pouvant provoquer « des décapitations et des démembrements détaillés ». Les animaux domestiques peuvent être blessés, sans le même niveau de détail que les humains. La fiche relève aussi un langage discriminatoire dans les émissions de télévision et sur les radios du jeu.
GTA 5 n'avait droit qu'à une ligne sur la drogue et le sexe

Sur la fiche PEGI de GTA 5 en 2013, que l'on retrouve sur pegi.info, le classement en 18 reposait sur une violence « modérée à très forte » et sur le langage grossier, avec des scènes de torture. La drogue et le sexe tenaient en une phrase reléguée dans les « autres problèmes », qui signalait « des scènes de sexe sans organes génitaux visibles et la consommation de drogues illégales ». La version PS5 et Xbox Series X|S de 2022 ajoute le jeu d'argent du casino aux motifs du classement. Ni la drogue, production de méthamphétamine comprise, ni le sexe n'en font partie.
Pour GTA 6, drogue et sexe figurent cette fois parmi les motifs du PEGI 18. Le texte fait aussi de la drogue une mécanique de jeu, alors que les bangs de GTA 5 restaient cantonnés aux appartements du joueur, comme le rappelle Eurogamer. Rockstar n'avait pas encore présenté cette mécanique dans sa communication.
La fiche avait été repérée par le site de fans iGrandTheftAuto, dont le message renvoyait vers le moteur de recherche de pegi.info. Peu avant 20 h 40, IGN a constaté qu'elle avait laissé place au message « la page demandée est introuvable ». Ni PEGI, sollicité par la rédaction américaine, ni Rockstar n'ont expliqué ce retrait.





