Le cinéma américain lance enfin ses grosses cartouches en 2026 avec une suite que peu de monde avait réellement anticipée. Greenland : Migration prolonge le film catastrophe sorti en plein chaos sanitaire, avec plus de budget, plus de spectacle… mais des avis critiques loin d’être unanimes.
Une suite improbable pour un film né lors de la crise covid

Le bal des gros films américains se lance enfin en 2026 avec une suite que personne n’avait vue venir, celle de Greenland : Migration, avec Gerard Butler et Morena Baccarin.
On suit de nouveau la famille Garrity, qui a réussi à se planquer dans un bunker du Groenland pour éviter une giga-comète qui s’est écrasée sur la Terre. Problème : l’impact a rendu notre petite planète bleue invivable. Les Garrity doivent alors quitter leur bunker et parcourir des terres dévastées à la recherche d’un monde meilleur.
C’est la quatrième fois que le réalisateur Ric Roman Waugh retrouve l’habitué des nanars Gerard Butler (Kandahar, La Chute du Président et le premier Greenland) pour ce petit film apocalyptique de science-fiction.
Le premier Greenland avait au moins le mérite d’arriver durant l’été 2020, déserté par les blockbusters, à une époque où les salles de cinéma souffraient encore lourdement du COVID et des restrictions sanitaires. Il avait sous-performé au box-office mondial avec 59 millions de dollars de recettes pour 35 millions de budget, mais STX Entertainment capitalise tout de même sur cette suite, sans doute consciente que les difficultés du premier film tenaient à des facteurs qu’il ne pouvait pas contrôler. Ce second opus revoit d’ailleurs le budget à la hausse, pour un spectacle plus ambitieux, avec 90 millions de dollars à la clé.
Des critiques partagées pour Greenland : Migration

La critique a pu découvrir en avant-première ce long-métrage d’action et de SF, et les retours sont plutôt mitigés. Morceaux choisis :
Le fait de suivre une intrigue fragile et des personnages sans intérêt serait tolérable si les scènes de destruction intense étaient plus captivantes. Au lieu de cela, l’ensemble est d’une fadeur et d’une platitude affligeantes. Quelques scènes impressionnantes ne suffisent pas à sauver ce Greenland 2. — Next Best Picture
Greenland : Migration se prend au sérieux de la pire des manières ; il veut maintenir une distance de sécurité avec le monde réel, tout en incitant le public à verser une larme pour une noblesse imaginaire. — The Guardian
Les films Greenland n’ont peut-être pas toujours un propos cohérent, mais lorsqu’ils se concentrent sur les aspects pratiques de la survie et sur le prix que cette survie impose à ces personnages, ce sont des films de genre efficaces et bien réalisés. — The Wrap
Les enjeux sont devenus plus importants, les effets visuels immersifs et magnifiquement rendus sont devenus plus audacieux et les cascades sont devenues plus palpitantes. — Fresh Fiction
Greenland : Migration est un navet dystopique. C’est comme la partie centrale ennuyeuse d’un film catastrophe picaresque, sans le démarrage spectaculaire ni le dénouement accrocheur. — Variety
Le film de Ric Roman Waugh représente une nette amélioration par rapport au premier opus. La traversée de l’océan Atlantique Nord par les Garrity et leurs courses-poursuites face à des bandits en Europe donnent aux événements une dimension humaine authentique. — The New York Times
Les critiques s'accordent également sur un 55% d'avis positifs sur l'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, illustrant bien ce côté mitigé.
Entre montée en gamme visuelle, ambition revue à la hausse et récit qui divise, Greenland : Migration semble osciller entre série B apocalyptique honnête et suite inutile, incapable de retrouver l’effet de surprise du premier film. Rendez-vous dans nos salles le 14 Janvier 2026 pour aller fuir les météorites avec la famille de Gérard.
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