Gemini est l'intelligence artificielle de Google. Le nom désigne à la fois un assistant conversationnel grand public, accessible sur gemini.google.com et via une application mobile, et toute une famille de modèles que Google déploie dans ses produits, de la recherche à Gmail en passant par Android. Le service a d'abord remplacé l'ancien Bard, avant de prendre la place de Google Assistant au cœur d'Android. Résultat, Gemini se retrouve aujourd'hui à portée de plusieurs centaines de millions de téléphones, sans la moindre installation à faire.
On lui parle comme à ChatGPT ou à Claude. Il répond en français, analyse des images et des documents, écrit et corrige du code, génère des vidéos grâce au modèle maison Veo, et s'appuie sur l'écosystème Google pour aller chercher une information récente. La version gratuite suffit pour se faire une idée, même si Google y a réduit la voilure début 2026 en réservant ses modèles les plus puissants aux offres payantes.
Flash, Pro, Ultra : comprendre la gamme Gemini

Google décline Gemini en plusieurs modèles, du plus rapide au plus capable. Les versions Flash et Flash-Lite sont les moteurs légers et économiques, pensés pour la vitesse et les gros volumes. La branche Pro vise les tâches complexes, le raisonnement et le code. Le porte-drapeau reste Gemini 3.1 Pro, épaulé par des modules spécialisés comme Deep Think pour le raisonnement poussé et Veo pour la vidéo, sans oublier Gemini Omni, la brique multimodale qui traite texte, image et son dans un même flux.
La nouveauté de juin 2026, c'est le passage en version stable de Gemini 3.5 Flash. Google le présente comme son modèle le plus intelligent sur les tâches agentiques et le code, au point qu'il dépasse l'ancien Gemini 3.1 Pro sur ces terrains tout en coûtant environ 25 % de moins. Le modèle rapide se met donc à jouer dans la cour des grands, une tendance de fond commune à tous les éditeurs. Nous avions détaillé l'arrivée de cette génération quand Google a présenté Gemini Omni et Gemini 3.5 à sa conférence I/O.
Combien coûte Gemini ?

L'offre gratuite donne accès à l'assistant avec les modèles Flash et un quota réduit. Pour aller plus loin, Google a clarifié sa grille en 2026 autour de trois abonnements. Google AI Plus, à 4,99 dollars par mois, sert de porte d'entrée. Google AI Pro, à 19,99 dollars, fait office d'offre de référence et débloque les modèles Pro avec des quotas confortables. Enfin Google AI Ultra démarre à 99,99 dollars par mois, contre 249,99 dollars un an plus tôt, une baisse spectaculaire décidée à la conférence I/O pour s'aligner sur la concurrence. Cette formule ouvre l'accès à Gemini 3.1 Pro, à Deep Think, à Veo et à un large crédit mensuel pour la génération d'images et de vidéos.
Pour les développeurs et les entreprises, Google facture en plus un accès API au volume de texte traité. Les tarifs s'étalent des modèles Flash-Lite, à quelques centimes par million de tokens, jusqu'à Gemini 3.1 Pro, bien plus cher sur les très longs contextes. C'est ce canal qui alimente les milliers d'applications tierces bâties sur Gemini, et c'est aussi là que se joue une partie du bras de fer avec OpenAI et Anthropic.
Gemini face à ChatGPT et Claude

Pour un usage courant, il n'existe plus d'écart franc entre les trois grands assistants. Rédiger un mail, traduire un texte ou résumer un article, tout le monde sait faire. Les différences se logent dans les usages exigeants et surtout dans l'écosystème. La force de Gemini tient justement à son intégration, puisqu'il vit déjà dans Android, dans Workspace et dans la recherche Google, là où ses rivaux restent d'abord des applications que l'on ouvre soi-même (à l'ancienne). Sur le raisonnement et le code, en revanche, la concurrence reste rude et le classement des benchmarks change presque à chaque trimestre.
Les autres acteurs ne regardent pas non plus passer le train. Du côté d'Anthropic, nous avons publié un guide complet de Claude, l'assistant qui s'est imposé chez les développeurs. Et OpenAI a riposté avec GPT-5.6 et ses modèles Sol, Terra et Luna. Le match se rejoue en continu, et personne ne tient une avance durable très longtemps.
Pourquoi Gemini accélère en 2026
En un an, Gemini a quadruplé sa part de marché pour atteindre près de 28 % des usages, avec environ 662 millions d'utilisateurs mensuels. Le moteur n'est pas un benchmark, mais un choix de distribution, puisque l'assistant a remplacé Google Assistant sur Android et s'invite désormais dans YouTube et dans les outils créatifs de Google. Cette présence au niveau du système d'exploitation a déjà convaincu Apple, qui a confié à Gemini le moteur de son nouveau Siri, comme nous le racontions à propos du nouveau Siri dévoilé à la WWDC.

Le rythme des sorties suit la même cadence. Google a fait basculer son interface en ligne de commande vers une nouvelle génération d'agents en juin, lancé des agents autonomes capables de planifier et d'exécuter du code dans un docker isolé, et continue d'enrichir Gemini Omni. La direction est on ne peut plus claire, l'assistant ne se contente plus de répondre, il agit dorénavant à votre place.
Par où commencer avec Gemini
Pour un usage quotidien, l'application gratuite et les modèles Flash couvrent l'essentiel, de la rédaction à la recherche d'information. Pour le code, le raisonnement avancé ou la création vidéo, il faut basculer sur les offres Pro ou Ultra. Et si vous hésitez encore entre les trois grands, le plus simple reste de soumettre la même tâche à chacun, c'est encore la meilleure façon de trancher en 2026.




