Anthropic a présenté Claude Code Security le 20 février, une fonctionnalité qui permet à son outil de développement de détecter des vulnérabilités dans le code source et de suggérer des correctifs, le tout soumis à validation humaine. Un assistant de plus pour les développeurs, et non un remplaçant des équipes de cyber-sécurité, toutefois Wall Street n'a pas fait la nuance.
15 milliards en fumée

CrowdStrike a chuté de 8%, Cloudflare de 8,1%, Okta de 9,2%, SailPoint de 9,4%. Plus de 15 milliards de dollars de valorisation effacés en une séance, alimentés par un tweet affirmant que "des millions d'emplois viennent d'être remplacés". Le phénomène porte désormais un nom, la fameuse "SaaSpocalypse", et chaque annonce Claude Code déclenche une vente panique dans le secteur logiciel concerné. La sortie de Claude Opus 4.6 début février avait déjà secoué les marchés.
La peur va plus vite que la tech
Jensen Huang, patron de Nvidia, a qualifié cette panique de "chose la plus illogique au monde", et en effet, les agents IA utilisent les outils de cybersécurité existants, ils ne les remplacent pas. Anthropic a insisté sur le fait que la fonctionnalité "complète les workflows existants". Mais Cory Doctorow a pointé un risque bien réel que les dirigeants d'entreprise se servent de ces annonces comme prétexte pour tailler dans leurs équipes de sécurité.
La course à l'IA entre Anthropic, OpenAI et Google va continuer à produire des annonces spectaculaires. Et Wall Street va continuer à tirer avant de viser.




