Anthropic vient de franchir un cap avec Claude. Depuis le 23 mars, l'IA peut prendre le contrôle d'un Mac, pointer, cliquer, naviguer dans les menus, ouvrir des applications, remplir un tableur ou piloter un navigateur web. Il n'est pas nécessaire d'avoir une API ou un plugin, Claude utilise directement l'interface du système, comme un utilisateur assis devant l'écran.
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La fonctionnalité, baptisée Computer Use, est disponible en research preview à travers Claude Cowork et Claude Code, sur macOS uniquement pour l'instant. Il faut un abonnement Pro ou Max pour y accéder. Anthropic ajoute aussi Dispatch, qui permet de donner des instructions à Claude depuis son téléphone pendant que l'IA exécute les tâches sur le Mac.
La course aux agents autonomes s'accélère
Le timing parfait. OpenAI avait dégainé GPT-5.4 début mars avec un agent capable de piloter un PC, Perplexity vient de lancer son navigateur IA Comet sur iOS, et Meta pousse Manus dans la même direction. Mais là où la concurrence reste souvent cantonnée au navigateur ou à des tâches web, Claude opère au niveau du système d'exploitation, il manipule n'importe quelle application native avec un niveau de précision franchement remarquable (on l'a testé, et re-testé).

Pour les utilisateurs avancés, le potentiel est renversant, automatiser des workflows complexes qui impliquent plusieurs applications, déléguer des tâches administratives répétitives, ou laisser Claude préparer un environnement de travail pendant qu'on est en déplacement via Dispatch. Avec Opus 4.6 sorti en février, Anthropic dispose maintenant du moteur et de l'interface pour transformer Claude en véritable assistant de bureau.
Le danger de l'IA Autonome
Reste la question qui tue, donner à une IA le contrôle de sa souris et de son clavier, c'est aussi lui donner accès à tout ce qui s'affiche à l'écran. Anthropic mise sur la sécurité comme argument de différenciation, mais le statut de « research preview » en dit long sur la prudence du déploiement.




