Après son long-métrage satirique Il faut brûler Maman, qui arrive dans nos salles ce 11 novembre 2026 et qui promet un franc retour à la grivoiserie que j’aime tant chez Dupontel, après un Second Tour qui est passé complètement à côté de son sujet, Albert Dupontel prépare déjà la suite. Après les chefs-d'œuvre Au revoir là-haut et Adieu les cons, l’acteur-réalisateur va se lancer dans la réalisation d’un film au sujet brûlant : celui de l’intelligence artificielle qui monte en flèche. C’est auprès du média AlloCiné que Dupontel s’est laissé aller à cette confidence exclusive sur la mise en chantier prochaine de ce futur brûlot sur l’IA.
Albert Dupontel prépare une comédie sur l'intelligence artificielle

« Dans le prochain [film], je vais parler de l’IA, une histoire d’amour qui est résolue par l’intelligence artificielle, parce que c’est un processus qui me fascine. C’est une comédie, une histoire d’amour, qui passe par l’époque actuelle. »
Mais toujours avec une belle maîtrise dans son traitement des émotions humaines (je repointe du doigt Adieu les cons, qui était un vrai pamphlet sociétal sur les attitudes abjectes des gens dans une société où ses citoyens ne pensent en partie qu’à leur tronche), l’IA n’est pas le déclencheur en lui-même du projet. Ce sera plutôt, selon ses dires, « le dysfonctionnement affectif de gens qui s’aiment et qui n’arrivent plus à se le dire ». Et l’IA va venir s’imbriquer dans tout ça :
Une histoire d'amour où l'IA vient résoudre les problèmes humains

« Tout d’un coup, elle perd le contrôle d’un épisode avec un personnage de l’IA qui lui dit : “Moi, je fais mon reboot et votre épisode, c’est pas digne de vous, je vais faire ça mieux.” Alors elle est complètement paniquée, et on comprendra après d’où ça vient. C’est une mise en abyme d’un récit, mais c’est une façon pour des personnes de se retrouver finalement. Ça fait penser à La Rose pourpre du Caire, sans prétention, ou au Magnifique, par exemple, de Belmondo. Mais ici, l’IA va les aider à se parler, alors qu’avant ils n’y arrivaient plus. »
Une manière très habile de sa part de faire un film sur l’IA, sans nécessairement utiliser l’IA pour le réaliser, lui qui avait déclaré que l’avènement de l’intelligence artificielle générative, comme Gemini, Runway et autres sociétés, lui faisait peur.
En attendant, on découvrira Il faut brûler Maman dès la semaine prochaine, et on espère que cela va rehausser un peu les fréquentations des salles qui sont un peu à la peine depuis septembre.




