Après un court prologue narré par l'excellent Dominic West (Chicago, Le Sourire de Mona Lisa, Sur écoute, The Affaire, The Square) incarnant Richard, le père de Lara Croft, le long-métrage nous plonge dans le quotidien londonien de cette dernière. D'un brutal entraînement de MMA à une course clandestine à vélo, en passant par son retour dans le fameux manoir familial, le premier arc se montre on ne peut plus efficace, permettant un réel ciblage sur la psychologie du personnage, agrémenté de courts flash-backs. C'est dans ces 25 premières minutes que nous apercevons Madame Kristin Scott Thomas. Le scénario suit son cours, emmenant Lara à Hong Kong, nous montrant au passage une parfaite course-poursuite à pied avant de rencontrer le trop rare Daniel Wu (Into the Badlands, World of Warcraft, Wang Jiao Hei Ye, New Police Story.) Cap ensuite sur l'île périlleuse qui a fait disparaître Richard Croft, dont le voyage s'avère, bien entendu, catastrophique. Sur cette île, nous rencontrons enfin l'antagoniste du film, interprété par l'authentique Walton Goggins, grand adepte de la Méthode Stanislavski, qui, avant d'apparaître dans Les 8 Salopards, nous livrait la magnifique interprétation riche en évolution du fameux Shane Vendrell dans l'inoubliable série The Shield, sans oublier son puissant rôle de prostituée transgenre dans Sons of Anarchy. Nous apprécions d'ailleurs l'écriture du personnage, taillée pour Goggins, qui lui permet de se démarquer des classiques bad guys que l'on trouve à foison dans les blockbusters.