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  5. MICKEY ET L'OCÉAN PERDU - LA REVIEW STEAMPUNK ET COLORÉE
DossierAnalyse

MICKEY ET L'OCÉAN PERDU - LA REVIEW STEAMPUNK ET COLORÉE

MICKEY DANS UN UNIVERS STEAMPUNK ? OUI, ÇA EXISTE !

JJay
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17 janvier 2018
  • Mis à jour le11 juin 2023
  • 6 min de lecture
  • Notre review concerne la première surprise de ce début d’année 2018, sorti le Mercredi 3 Janvier. Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’un comics, mais d’une bande dessinée française, écrite par Denis-Pierre Filippi (Le Voyage Extraordinaire, Les Corsaires d’Alcibiade, Gargouilles), et illustrée par Silvio Camboni (Le Voyage Extraordinaire, Gargouilles, Mickey Parade), narrant une aventure inédite de Mickey, dans un univers aussi plaisant que dépaysant.

    En Mars 2016, les éditions Glénat, en partenariat avec Disney, ont eu l’idée novatrice de faire appel à des artistes francophones afin de plonger les personnages de Mickey, Dingo, Donald, Pat Hibulaire et cie dans des univers uniques et des visions propres à chaque auteur. Les deux premiers récits de cette collection, nommée Disney by Glénat, furent Mickey’s Craziest Adventures, écrit par Lewis Trondheim (Ralph Azam, Donjon Monsters) et dessiné par Nicolas Keramidas (Luuna, Alice au pays des singes), et Une Mystérieuse Mélodie, scénarisé et dessiné par Cosey (Jonathan, A la recherche de Peter Pan), narrant la rencontre de Mickey et Minnie. La collection a ensuite accueilli les bandes dessinées La Jeunesse de Mickey par Tebo (Captain Biceps, Alice au pays des singes, Samson et Néon) et Café Zombo, écrite et illustrée par Régis Loisel (Magasin Général, Peter Pan). Pour ce début d’année 2018, c’est Mickey et l’Océan Perdu qui vient compléter la collection Disney by Glénat, absente depuis un an.

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    Mickey et l’océan perdu débute par un prologue s’étendant sur onze pages, nous transportant d’emblée dans un univers somptueux. Mickey, Minnie et Dingo effectuent une expédition dans un pays du Grand Nord, à la recherche de la précieuse source d’énergie de cet univers : la coralite. Cette source étant contenue dans un cargo échoué à 300 mètres de profondeur, sous une importante gangue de glace, Mickey se lance alors dans une plongée sous-marine, muni d’un scaphandre au style rétro-futuriste, dont la température est maintenue à 38° grâce à Minnie et Dingo, ces derniers s’occupant également d’assurer la communication avec Mickey. Les scènes se déroulant dans les profondeurs contrastent avec l’authentique paysage hivernal. En effet, suite à une rupture du confinement de l’épave, le réchauffement de la coralite, échappée du réservoir, a créé un écosystème, transformant ces profondeurs en un somptueux décor coloré. L’expédition frôle ensuite la catastrophe avec l’arrivée de Pat Hibulaire, également à la recherche de la coralite. Aux commandes d’un dirigeable munie de grappins, il brise la glace sans se soucier de la présence de Mickey, et parvient à extraire l’épave, avant de repartir rapidement. Suite à cela, Minnie et Dingo perdent la liaison avec Mickey. La panique est de courte durée puisque Mickey remonte à la surface avec un réservoir de coralite. 

    De retour dans leur magnifique cité steampunk que nous découvrons avec émerveillement, le trio fait le bilan de sa recherche et constate qu’il n’a pu récolter que 125 grammes de coralite, l’équivalent de ce qu’il a dépensé en combustible pour l’expédition effectuée. Pat Hibulaire, dont l’atelier est situé à quelques mètres de celui du trio, se vante d’avoir pu acquérir 28 kilos de coralite. Dingo console toutefois Mickey en lui montrant un modulateur trouvé parmi les débris, qui pourrait, grâce à sa technologie particulière, leur permettre de finaliser la construction de leur prototype de scaphandre automatique. Si cette finalisation arrivait à son terme, ils auraient la possibilité de remporter le concours national récompensant quiconque parviendrait à remonter un artefact immergé dans d’immenses profondeurs. Ainsi s’achève le prologue, nous présentant efficacement l’ambiance, les enjeux et l’activité de nos protagonistes. Si cette partie du scénario et de l’illustration s’avère on ne peut plus prometteuse, il n’en est rien concernant la partie éditoriale. En seulement onze pages, nous pouvons relever des erreurs de ponctuation, ainsi que deux fautes de frappes avec des mots collés les uns aux autres : « J’ai quelques incohérences avecles capteurs externes de ta combinaison », « On croiseles doigts ici ».

    Au fil du récit, nous découvrons l’autoscaph, le fameux scaphandre robotisé du trio, contrôlé par Mickey, et doté d’un design aussi charmant qu’ingénieux, permettant également de faire un clin d’oeil aux deux boutons de la tenue classique de la fameuse souris. La surprise est de taille lorsqu’un autre scaphandre robotisé, créé et utilisé par Pat Hibulaire, fait son apparition. L’histoire se poursuit et s’avère riche en aventures et en rebondissements, permettant la mise en page de sympathiques scènes d’actions dans de sublimes décors. L’univers créé par Filippi et Camboni est assez surprenant et rempli de plaisants détails. Les scènes, de jours comme de nuits, apportent leur ambiance et leur charme complémentaires.

    L’architecture, la technologie et les tenues vestimentaires raviront les fans de steampunk, mais donneront également envie aux non-initiés de découvrir plus en détails ce genre particulier et authentique. Les palettes de couleurs utilisées par Gaspard Yvan mettent en valeur les fabuleuses illustrations de Camboni, nous dépaysant au plus haut point. Il est certain que le scénario et les dessins ont été finement travaillés, nous présentant au final un récit enchanteur et épique, bien qu’expédié de manière un peu trop hâtive, notamment dans la seconde partie. En ce qui concerne les erreurs d’orthographe et de ponctuation, cela relève de l’aberration puisqu’elles sont présentes tout au long du récit. On se demande réellement si une relecture a été effectuée, ce qui est un comble pour une maison d’édition comme Glénat, ayant d’autant plus le prestige d’être associée à Disney. Certains lecteurs ont d’ailleurs exigés le remboursement de cette bande dessinée. Suite à cela, Glénat a rapidement posté un communiqué :

    « Plusieurs d'entre vous nous ont signalé des fautes d'orthographe dans la BD Mickey et l'océan perdu. Nous en sommes sincèrement désolés. Il s'agit d'une erreur humaine : un mauvais fichier a été envoyé chez l'imprimeur et malheureusement lorsque nous nous en sommes rendu compte, les ouvrages avaient déjà été expédiés chez les libraires. Nous avons immédiatement procédé à une réimpression avec le bon fichier et nous recevrons les nouveaux ouvrages corrigés dans quelques semaines. » Par conséquent, il y a de fortes chances que cette première édition devienne rare, et donc collector d’ici quelques temps.

    En conclusion, "Mickey et l’océan perdu" est une aventure trépidante et dépaysante, faisant de Mickey, Minnie, Dingo et Pat Hibulaire des explorateurs dans un univers steampunk de toute beauté. Le scénario original de Filippi, les illustrations authentiques de Camboni et la magnifique utilisation des couleurs de Yvan rendent ce récit tout à fait fabuleux, susceptible de plaire autant aux admirateurs de Disney qu’aux fans d’aventures et de steampunk. Si le récit ne contenait pas autant de fautes, il s’avèrerait tout simplement indispensable. Nous vous conseillons donc d’attendre la seconde édition corrigée, qui sera disponible courant Février.

    7/10 

     

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